La panthère en peluche

C'est l'histoire d'une panthère en peluche qui cherchait le fouet d'un dompteur et a trouvé les ailes d'un Ange. C'est l'histoire différente d'une Soumise, de son Guide et de leur envol.

30 décembre 2007

On aurait dit que... (2)

nouvelan

Il ne nous a pas fallu longtemps pour jouir. Les poids à mes lèvres, la présence du rosebud ont encore accrû la puissance de mon orgasme.
Vous me détachez avec douceur, me soutenant car mes jambes ne me portent plus guère. D’ailleurs, je me mets à genoux, à vos pieds, et entreprends de lécher votre sexe pour en apprécier nos saveurs mêlées. Vous caressez mes cheveux pendant cette toilette tendre et amoureuse. Avant que mon zèle ne nous emporte, Vous me relevez. Nos lèvres se joignent, nos corps se remercient.
Mais le dessert nous attend.
Vous joignez les anneaux avec le mousqueton d’une laisse, me remettez ma robe et c’est ainsi harnachée et tenue en laisse, que nous redescendons.
Nous ne regagnons pas notre table, mais le petit salon privé où une gigantesque corbeille de fruits nous attend.
Par quelques petites saccades, Vous me dirigez vers la table basse, installée entre des fauteuils et un sofa de cuir vert. Vous dénouez ma robe qui tombe à mes pieds. Une traction de la laisse plus vive vers le bas et Vous m’enjoignez de m’allonger sur la table. Vous vous asseyez sur le sofa, face à moi. "Avance-toi jusqu’au bord et pose tes pieds sur le sofa, de chaque côté de moi." Mes genoux sont relevés, mais la position ne Vous satisfait pas tout à fait. Vous rapprochez la table, tirez encore sur la laisse pour que je me place plus au bord. Ainsi, le bas du dos en partie sur vos cuisses, les pieds calés contre le dossier du canapé, mon sexe est juste à votre hauteur. Vous mettez un coussin sous ma tête et mon dos pour que le rebord ne me blesse pas. La première gêne passée d’être aussi impudiquemet exposée, je me sens bien.
Vous me libérez de la laisse et des chaînes accrochées aux anneaux qui, eux, restent en place. Vous massez doucement mes lèvres, puis de plus en plus fermement pétrissez ma vulve entière. Vos deux pouces m’écartent, palpent et font rouler ma chair. Par instants, comme accidentellement, ils pénètrent un peu plus loin. De plus en plus loin. Un pouce. Puis les deux en même temps. Tandis que vos autres doigts continuent de m’écarter. Mon corps se met à trembler sous les caresses et mes gémissements se font de plus en plus sonores. Vous vous arrêtez alors. "Oh non !" Vous me souriez. "Patience !" Vous prenez une fraise dans la corbeille, la passez sur mon sexe, en croquez la moitié et mettez l’autre dans ma bouche. Le jus qui coule dans ma gorge sèche me rafraîchit. Des quartiers de clémentine que Vous décortiquez suivent le même parcours. Vous en pressez même le jus que Votre bouche vient directement recueillir sur mon sexe. Je tressaille à nouveau.
Je sursaute plus violemment lorsque d'un coup de dents Vous arrachez les deux anneaux. "Sois sage ou je t’attache", dites-Vous en riant. Je ris aussi. Vous vous levez et une corde vient me fixer solidement à la table, au niveau de la taille.
Un petit ananas attire votre attention. Vous le faites d’abord rouler sur mes fesses, puis à l’intérieur de mes cuisses. La torture est douce jusqu’à ce que les picots passent sur mon sexe où leur contact appuyé déclenche de nouveaux gémissements, surtout lorsqu’ils atteignent mon clitoris où Vous prenez un malin plaisir à rester plus longuement. Mes sensations s’affolent lorsque Vous le faites tourner pour en faire pénétrer l’une des extrémités. Je ne sais si je veux m’ouvrir davantage pour accueillir cette vis infernale ou si je veux que mon corps se rétracte pour échapper à sa caresse insoutenable.
Enfin Vous décidez qu’il est temps de le manger. Découpé dans sa longueur, Vous en plongez deux tranches en moi. La fraîcheur humide me surprend. Vous venez les croquer à plusieurs reprises et, lorsqu’il n’en dépasse plus qu’un petit morceau, Vous l’aspirez… Je me sens gobée tout entière, avec une envie folle que Vous me dévoriez jusqu’à ce que je jouisse. Votre bouche happe mes lèvres, les mâche, les étire sans fin, Votre langue se glisse dans les moindres replis de mon intimité, en goûtant tous les sucs. Et me laisse sur le bord. Encore un peu plus haut. Encore un peu plus près.
Vos doigts reprennent leurs doux sévices. La position est idéale. Un par un ils me pénètrent, tournent en moi, m’explorant toujours plus profondément. Puis ensemble, ils repoussent les parois. Deux, trois, ils pistonnent plus rapidement. Je ferme les yeux, m’abandonne totalement. Vos deux mains maintenant m’investissent, deux index et deux majeurs, tandis que de vos pouces Vous repoussez mon clitoris, le découvrez, le malaxez. Quand Vous le mordez et le tirez entre vos lèvres, je sens le plaisir me déborder. Malgré la corde qui me scie, je me cabre au-devant de Vous, comme électrocutée. Votre langue, en renfort de vos doigts, vient parachever cet angélique ensorcellement, puisant mes ultimes ressources.
J’y suis.
Je suis à Vous.
Je ruisselle. De chaleur, de plaisir. Je ne respire plus qu’à peine. Je suis épuisée de bonheur.
Vos mains, l’une sur mon ventre, l’autre sur mon sexe comme pour le protéger de lui-même, tentent de m’apaiser de leur présence.
Vous défaites la corde et me prenez dans Vos bras, m’allongez près de Vous sur le sofa. La tête sur Vos genoux. Doux moment. Mes cuisses se serrent pour conserver les dernières ondes du plaisir qui refluent.
Plus tard, nous irons jusqu'au piano. Le restaurant vide, Vous ne jouerez que pour moi, assise à vos côtés.
Plus tard, mes forces reprises, ce sera mon tour de Vous offrir un plaisir suprême.

z_w_009

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On aurait dit que... (1)

Inspirée par le décor du Rick's Café, je nous y ai imaginés pour une soirée particulière...

notre_table

J’arrive à votre voiture auprès de laquelle Vous m’attendez pour aller dîner. Sanglée dans mon trench de vinyle, aussi brillant que Vos yeux lorsque Vous m’apercevez, je me sens belle et désirable. Presque autant que désirante, ce qui n’est pas peu dire ! Vous me serrez dans Vos bras, si fort comme j’aime tant. Quand je m’apprête à monter dans la voiture, Vous me retenez.
"Attends". Vous me retournez et m’appuyez contre le capot. Mon cœur se met à battre la chamade.
Vous remontez mon manteau. "Penche-toi". Vous ne pouvez les voir, mais mes yeux s’écarquillent ! Après une légère caresse, d’une main Vous écartez mes fesses. Je retiens mon souffle. Je sens la froideur du gel sur ma peau chaude puis quelque chose d’encore plus froid s’insinuer en moi. Je ne peux retenir un petit cri.
"L’objet" bute très vite entre mes fesses. "Te voilà parée comme une reine. Ma reine."
Je comprends et me retourne prestement pour me jeter dans Vos bras à nouveau. Je n’arrive à dire que "Oh mon Ange !"
Arrivés au restaurant, Vous défaites vous-même mon manteau, lentement, la ceinture, les boutons, comme Vous ouvririez un cadeau. Lorsqu’il glisse de mes épaules, il dévoile une robe noire ultracourte, achetée tout exprès pour cette soirée de fête, qui ne cache pas grand-chose de mon corps. Votre sourire s’agrandit. À chacun sa surprise…
Le regard des serveurs ne me gêne pas. Je n’y lis pas forcément le désir de moi, mais plutôt l’envie d’être à votre place, "d’avoir" une femme sensuellement épanouie de façon aussi ostentatoire.
Vous marchez derrière moi, je sens votre sourire fier qui caresse mes épaules tandis que nous traversons la salle pour rejoindre notre table.
Est-ce la présence en moi du rosebud, il me semble avoir une démarche différente ?
Je me sens femelle, noire panthère chaloupant devant son maître. Plus que jamais, je sens mon appartenance.
À table, en attendant d’être servis, Vous jouez à piquer de votre fourchette le bout de mes seins nus sous le bustier de dentelle. Leurs pointes saillissent presque au travers de la maille fine. Je savais que cet écrin Vous séduirait. Il Vous inspire même !
Quant à moi, le siège de cuir risque de se souvenir de mon passage !
Avant le dessert, vous me demandez de monter sur la terrasse. "Tu choisis l’endroit où tu m’attendras, mais, lorsque je te rejoindrai, je veux que la seule vision de toi me donne chaud."
En montant l’escalier, je me sens encore plus vulnérable, fantasmant le regard des autres dîneurs. Je me demande s’ils peuvent voir la couleur de la pierre qui orne mon "sceptre royal".
En haut, la verrière centrale qui domine la salle projette un éclairage diffus.
Je choisis l’une des colonnes qui ponctuent la balustrade donnant sur la rue, un peu dans la pénombre.
Je retire ma robe, la douceur du soir m’enveloppe.
Mes mains prennent appui sur le pilier. J’écarte mes jambes et cambre mes reins. Lorsque Vous arriverez… Je me ravise et vais chercher l’un des grands photophores disposés çà et là. Je le pose par terre… juste entre mes jambes. Je reprends la pose, je ferme les yeux et sens monter l’excitation autant par l’attente que par la caresse de la flamme qui vacille en dessous de mon sexe. Lorsque Vous arriverez, Vous aurez chaud. Vous aussi.
À mesure que les minutes passent, chaque parcelle de mon corps irradie davantage : le rosebud est mon centre et tout mon corps s’organise autour, part de ce point.
J’entends vos pas dans l’escalier.
Mon souffle s’accélère.
Le vôtre aussi sans doute.
Instinctivement, je creuse encore un peu plus mes reins.
Vous ne dites rien. Il me semble que Vous vous éloignez. Mon cœur bat à tout rompre. Une rivière brûlante se répand sur mes épaules, mon dos. La surprise plus que la douleur m’arrache un cri qui se termine en gémissement de plaisir quand une nouvelle coulée de lave s’étend à mes fesses.
Vous me redressez, me faites enlacer littéralement la colonne, mes jambes, largement écartées de part et d’autre, collées au marbre froid. Je reconnais l’odeur du chanvre et bientôt les cordes qui m’étreignent m’aident à maintenir un équilibre précaire. La pression de la colonne contre mon pubis, comme un sexe géant, augmente encore mon excitation.
Votre bouche dans mon cou me baise puis me mord.
Je commence à perdre pied ou plutôt la tête.
Le moindre effleurement, le moindre souffle m’embrase.
Un léger bruit… La lame de votre couteau vient décoller la cire. Son contact plus appuyé par endroit me commande de ne pas bouger.
Vous soufflez sur la cire pour la faire tomber. Douceur d’un souffle d’Ange. J’imagine des ailes…
Vous passez votre main entre mes cuisses, écartez mes lèvres, insinuez vos doigts. Je voudrais me jeter dessus. Mais Vous resserrez les liens qui se sont un peu distendus. Comme toujours, cette sensation d’être totalement prise, à Votre merci, fait monter de quelques degrés ma fièvre.
Je me sens béante et n’aspire qu’à être remplie. "Prenez-moi mon Ange. Je Vous appartiens." Je Vous prie, mais je sais bien qu’il n’est pas encore temps d’exaucer mon vœu.
Vos doigts saisissent mes lèvres et deux nouvelles morsures me font tressaillir. Qu’est-ce encore ? L’étirement qui suit est une réponse : des anneaux. Vous jouez quelques instants avec, tirant, écartant, testant leur résistance. Et la mienne. Je gémis. Encore. J’en veux encore. Une nouvelle sensation. Vous y avez passé des chaînes ou que sais-je. Je ne veux pas savoir, juste ressentir cette exquise traction. Je ne suis plus qu’un corps. Le Vôtre. Subissant et jouissant.
Alors que je m’abandonne à cette nouvelle volupté, ma chair éprouve un autre assaut. Le bas de mon dos et mes fesses sont la cible d’une cravache. Sans brutalité, mais fermement, les coups assénés résonnent au plus profond de moi. L’échauffement rejoint mon ventre et brûle mon sexe, prêt à éclater. Plaisir et douleur se diffusent de la tête au pied, je ne tiens plus debout que grâce aux cordes et c’est alors que Vous me prenez.

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22 décembre 2007

À la St J., point ne t'assagis

voiture

Forcément, je me suis un peu trompée de route et forcément je suis arrivée un peu en retard...
Mais la promenade, main dans la main, dans le centre-ville de St J. était si douce... Nous avons réussi à trouver un salon de thé où déguster le chocolat chaud dont nous rêvions. Fort et crémeux. Ce n'est pas nous qui l'avons fait, comme stipulé dans notre petit carnet, mais nous l'avons apprécié ensemble et c'est là l'essentiel.
Il faisait un temps magnifique pour ces retrouvailles hors du temps, cette échappée belle avant une période de vacance (oui sans "s", pour "vide") partielle.
Moi qui Vous imagine souvent le week-end en train de chiner dans une brocante, je l'ai vécu "en vrai" à vos côtés. C'est très difficile de mettre des mots (de trouver les mots justes) sur ce que je ressens dans ce genre de situations, disons "de la vie  tout court". C'est un curieux mélange, qui donne un grand bonheur en tout cas !
Et puis nous avons fini par une balade en voiture, au hasard des petites routes.
Et puis Vous avez stationné la voiture dans un endroit tranquille.
Et puis...  Bon, la photo exagère un peu les faits...  C'est l'hiver...  Mais... 
Soupir heureux à ce doux souvenir...

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Syndrome d'apnée marocaine

Voilà, la Petite, je viens te raconter ces derniers jours passés loin de vous deux. Je te sens impatiente, poussant des soupirs agacés : oui, Lui a eu la primeur de mes mots, mais installe-toi et écoute. Et je te promets que tu seras la première à découvrir la narration, cette fois totalement fantasmée, de Notre soirée marocaine... C'est Lui qui viendra la découvrir chez toi, sous le sapin !

entree

Pour écouter LA musique de Casablanca, cliquer ici



Me revoici sur terre et qui plus est européenne !
Passer de 21° à -2° est un réel choc thermique. Le choc culturel est pas mal aussi, encore que, manque de chance, je n’ai pas plus de connexion internet ici qu’à Casa ! Deux jours sans lire ni écrire ! L’hôtel Ibis où nous étions est flambant neuf et il y aura « bientôt » internet à tous les étages… mais pour le moment rien ! Et le club de sport (on ne sourit pas, mon Ange, on ne sourit pas…) où nous avons fait notre réunion aujourd’hui : rien. Un bref passage dans les bureaux de la société marocaine avec qui je travaille, mais difficile de demander à me connecter sur internet depuis leurs ordis (aucune intimité). Alors… alors… tout ça engendre le syndrome d’apnée du Maroc, qui se caractérise par des regards parfois absents, un blocage partiel de la respiration (d’où son nom), une tendance à positionner la main gauche à hauteur du cou avec une légère crispation des doigts sur des médailles, ce qui semble-t-il produirait une légère amélioration du souffle. Parfois aussi des bouchages d’oreilles persistants !
Partie par le train de 9 h, nous sommes arrivés à Casa à 17 h 30 (heure française) en ayant rattrapé la demi-heure de retard prise au décollage. Trois quarts d’heure pour récupérer les valises. Plus d’une heure pour rejoindre Casablanca, tant il y avait d’embouteillages ! Ils conduisent comme des fous !
Arrivée directe à l’hôtel Ibis, mauvaise surprise de l’internet, à peine le temps de se changer pour aller dîner. Bon là, l’extase ! Dîner dans la réplique du Rick’s Café, LE café de "Casablanca" (le film avec Bogart et Bergman)… Sublime décor… Un piano (mais le pianiste n’est pas là le lundi), « Play it again Sam », musique d’ambiance quand même.
À table, la place à côté de moi est vide : je Vous y installe. Je Vous souris parfois, nous allons visiter ensemble les lieux, je rêve d’être installée à l'une des petites tables pour deux à l’abri des colonnades… Vous prendre la main par-dessus la table.
Couchée à 1 heure du mat. Mon collier. Lit douillet. Endormissement immédiat.
Mardi matin : oh, comme la douche de l’hôtel aurait été accueillante pour nous deux !!!! Elle m’a paru si trop grande pour moi toute seule ! Quel gâchis ! Douceur idéale, tee-shirt manches courtes (hier soir aussi), réunion de travail intense mais sympathique, thé à la menthe, pâtisseries orientales (zut, pas de loukoum !), déjeuner dehors en terrasse, manger une fraise goûtue et des mandarines extraordinaires (je sais, je n’ai pas un métier facile…). Retour à l’aéroport à 16 h 30, trois quarts d’heure de retard au décollage, arrivée Orly à 22 h 30. Une heure plus tard, ruée sur le portable, nouvel accès d’apnée du Maroc, pas de connexion ! Déshabillage preste, collier, Word, VOUS, VOUS, VOUS.
La hâte d’être à demain matin pour pouvoir enfin Vous envoyer mes mots d’amour et mes baisers.

Mercredi matin : nouvelle attaque du syndrome. Moi qui pensais être tirée d’affaire, non. Après avoir allumé l’ordi, vu le triangle magique du wifi se dessiner, vlan. Au moment où je lis "2 messages" sur Orange, c’est même une complication… Une boule au fond de la gorge et les yeux qui piquent. La grippe je viens de donner, ce ne peut être qu’une nouvelle forme de l’apnée marocaine. La tachycardie s’en mêle quand je Vous lis… Ainsi qu’une "étocardie" légère mais qui me donne le sourire.
Mon Ange que j’aime, figurez-vous que lundi au décollage, dès que nous avons pris un peu d’altitude, j’ai pensé que cette fois-ci c’était moi qui avais des ailes, certes plus mécaniques que les vôtres, et bien moins caressantes, mais je volais : dommage qu’elles ne m’amènent pas à Vous. Vous savez maintenant où j’étais à l’heure émessenienne… Au retour, le pilote a annoncé ce que l’on survolait : curieusement, il l’a fait au moment où l’on passait au-dessus de… Royan puis Poitiers. Il faisait nuit hélas et je n’ai vu que quelques lumières, mais je me suis dit qu’un peu plus à droite, il y avait Vous. Et j’ai souri à l’Ange.
Vos mots, mon Ange, sont encore comme le miel des gâteaux marocains. Doux si doux à lire et à relire. Le thé refroidit dans mon bol et l’heure tourne… mais je ne m’en détache pas.
Et cette "promesse" de peut-être se voir vendredi pour un café me fait fondre le cœur. Oui bien sûr je viendrai à St J. ! "J’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde" si Vous me le demandiez !
En attendant, je Vous envoie des montagnes d’amour, des avalanches de baisers, des cascades de caresses… Je Vous aime et je suis à Vous, mon Ange.
J’ai hâte.


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20 décembre 2007

Retour

Voilà, la Petite, je suis revenue de la grippe et de Casablanca, qui m'ont retenue loin de toi !
Me revoici dans ton antre, et je viens y glisser quelques mots de bonheur et d'amour pour mon Ange.
Mettre des mots ici, une nécessité avant d'aller dormir !
Me voici de retour, passablement épuisée mais si heureuse de retrouver la maison (la vraie), celle que je ressens comme la nôtre à chaque fois que j'en ouvre la porte en rentrant de Paris.
Une confidence : quand je rentre, je Vous parle. À haute voix, oui oui ! "Me voilà, mon Ange !" et d'autres fariboles...
Demain, au rond-point de Saint-Junien, nous nous retrouverons. Pour de vrai. Et je vais avoir quelques jours de tranquillité pour écrire ici. Parler de Casa. Parler de mes désirs. Laisser couler les mots. Ils réclament de l'espace et de la liberté... Ils ont envie de Vous. De rencontrer votre regard et votre sourire. D'y voir s'y allumer de petites étincelles. Ils sont comme moi. Impatients. Tout cela fait un billet décousu... Mais tant pis.
Je veux juste Vous dire ici que je Vous aime.
Allez, au lit ! C'est l'heure de rêver !

endormie

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09 décembre 2007

Avis de tempête

Solo

Je me laisse doucement envahir par l’idée de Vous, là sur le lit.
Bientôt le désir dessine à la plume Vos contours sur mon corps. Entre mes cuisses, sur mon ventre. Il remonte jusqu’à mes seins. Je souris et frissonne, Vous reconnaissant. Reconnaissante.
Mes doigts vont à votre rencontre. Je me souviens de vendredi (plus d’une semaine déjà ! Que le temps passe vite ! Je me dis que l’avantage c’est que cela nous rapproche de Notre prochaine fois…), lorsque Vous m’avez demandé de me caresser. Une fois le premier pas franchi – je devrais dire "le premier doigt posé" – j’étais heureuse de Vous obéir ailleurs que derrière l’écran aveugle. Ou dans la solitude de la chambre. Il en reste cette photo, qui a trouvé grâce à Vos yeux lors de votre tri sauvage ! (Pour ceux qui suivent notre blog, et compatiraient déjà pour moi, ce n’est pas le modèle qui est en cause dans cette destruction massive, mais le photographe qui a jugé son travail inacceptable – il a surtout eu une très éprouvante semaine, ceci expliquant en partie ce geste peut-être un peu extrémiste…).
Ce matin, je ne Vous obéis pas. Je ne désobéis pas non plus, puisque je Vous raconte… Et que le plaisir qui explosera en moi Vous sera dédié. Il dira "Voyez comme je suis à Vous, ouverte, avouée, avide !"
Mes doigts, donc, qui m’ouvrent timidement d’abord, mais glissent déjà sur la liquide expression de mon amour. Cyprine… Si prise…
La douceur enfantine de mon sexe contraste avec le provocant volume de sa féminité gonflée de désir.
Ne pas aller trop vite. Mais augmenter les sensations. Emprise.
Je tends la main vers le tiroir à malices.
La bouche gourmande des petites ventouses violettes vient mordre mes tétons.
Le minivibro vient quelques instants suppléer mes doigts sur mon impétueux bouton .
Je rêve de Votre sexe se présentant à ma bouche, de ma langue venant cueillir sur votre gland la première perle de votre désir. Humeurs mêlées. Doigts léchés.
Vous sentir vous glisser en moi. Douce pénétration qui semble n’en plus finir. La chaleur de votre ventre lorsqu’il bute contre mon sexe. Plus loin, plus fort. Vous aspirer, Vous abreuver, me désaltérer, me délecter, nous diluer…
Ma main cherche le gode, mon corps ne veut pas jouir dans le vide.
Le joli gode noir. Fin et racé. Qui me fait le plus penser à Vous. Vous a-t-on déjà dit que Vous aviez un sexe élégant ?
C’est la question que je Vous pose, à haute voix, à l’instant où je glisse le gode en moi. Je souris, imaginant à présent votre sourire perplexe à cette interrogation. Oui, mon Ange, Vous avez la queue distinguée, la bite allurée (je déteste ces mots, même à les écrire j’ai du mal, mais dans le contexte, leur contraste m’amuse ! Pourquoi n’ai-je toujours pas trouvé un néologisme satisfaisant… en tant d’années de recherches !). Pas rustaude ni courtaude, encore moins pataude !
Oh mon Ange, prenez-moi ! Je ferme les yeux, pour mieux imaginer.
Lentement en moi. Pour en sentir chaque centimètre. Le savourer comme si c’était Vous que je parcourais.
Prenez ma main, mon Ange, je ne veux plus retenir ce qui Vous appartient.
La tempête n’est pas que sur les côtes normandes. Elle a pénétré les rias badinaises. La violence de ma jouissance n’a d’égales que la folie de mes pensées matinales, la puissance de mon désir, la plénitude de mon appartenance, l’absolu de mon amour.
Tout est à Vous, mon Ange.
Je Vous appartiens.

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07 décembre 2007

Offrande

confiance

La mise en scène, ce vendredi, était de moi.
Pas à pas, au fil des jours qui nous séparaient encore (et des nuits), elle avait évolué, afin d’atteindre mon objectif : Vous offrir un visa pour emparadisement immédiat…
Un peu avant votre arrivée, un texto : « Je Vous attends au pied de la croix »
Je voulais Vous donner chaud, il fallait commencer par l’ambiance : volets tirés, seules des bougies et une lampe orangée m’éclairaient.
L’album de Daho en fond musical, sur lequel – eh oui, Vous avez raté ce moment…- je dansais en Vous attendant !
Le bruit du portail, les escaliers, mon cœur qui bat plus fort, Votre silhouette dans l’encadrement de la porte…
Je suis à genoux.
Je Vous tends le collier.
Je ne porte que le harnais de cuir, dont je n’ai serré qu’à demi les brides.
« C’est à Vous de m’ajuster mon Ange »
Oh Vos bras qui me serrent, Vos mains qui me prennent ! Votre cœur dans le mien... Enfin on se retrouve !
Une à une, Vous ajustez les lanières.
À chacune qui contraint davantage mon corps, je me sens plus près de Vous, encore plus à Vous.
Chacun de mes gestes pour que Vous m’attachiez à la croix - chevilles, poignets, taille, cou - est don de moi et symbole de mon absolue confiance.
À chaque étape, ma respiration se fait plus courte, mon bonheur plus grand.
Les chaînes, que Vous disposez différemment de la fois précédente, me plaquent contre le bois, l’émotion et le plaisir atteignent un tel degré que la croix devient réellement mon soutien.
Lorsque Vous nous prenez toutes les deux, nous ne faisons plus qu’une :
votre création et votre re-création
Vous êtes mon Ange et je m’abandonne à Vous.

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01 décembre 2007

Encore... en corps

porte

Ils viennent, ils affleurent, ils m’effleurent.
Les mots d’hier. 
Ils sont déjà caresses adoucissant l’absence, recréant la sensation de votre présence en moi.
Je me sens pleine de vous.
Dans tous les sens.
De tous mes sens.
Ma bouche murmure encore votre nom.
Mon sexe toujours gonflé Vous serre encore.
Il est encore trop tôt pour Dire. Simplement re-sentir, laisser re-venir un à un les instants de cette belle journée, me laisser prendre par le ressac du plaisir, ses lames de fond qui me coupent encore le souffle.
Plus tard, je dirai.

Posté par badinange à 15:27 - Paroles - Commentaires [6] - Permalien [#]
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