11 juillet 2008
Laisser-aller
J’ai fini par me laisser aller…
Mais pas sans mise en scène.
J’avais envie de me sentir au plus près de Vous, de ressentir au plus profond de moi que je suis à Vous.
Alors j’ai échangé ma robe en jean pour la tunique noire que Vous m’avez offerte. Son profond décolleté, son dos nu… J’aimerais oser la porter un jour, à "l’extérieur". Un soir, au restaurant... Avec Vous, bien sûr : je serais fière de me sentir belle et désirable.
Pour l’instant, la tenue me rend surtout plus désirante… Bien qu’au trois-quarts nue, ma peau est un peu moite : la chaleur (laquelle ?) en exhale les fragrances mêlées de votre parfum (quelques gouttes au creux des seins et dans le cou) et de mon impatience. Je sens mon cœur battre plus fort, troublé par les images qui m’assaillent. Il me semble sentir votre regard sur moi, j’imagine même d’autres regards… Folie douce dans mes veines, le désir continue de s’insinuer.
Mes mains sur mes seins jouent à en faire dresser les pointes. Mon poing fermé, comme pour empêcher un cri, vient écarter mon sexe. Je pourrais jouir à l’instant, rien que sous cette intrusion pressante. Mes reins se cambrent, mais mes doigts apaisants, plus patients, se contentent de caresser ma vulve si lisse. Lentement, ils reprennent le contrôle de mon plaisir, comme Vous le feriez, rythmant sa montée au gré de leurs danses en moi, sur moi. Ils sont plumes, ils sont pinces, envahissants pilonneurs et pourtant bienvenus.
Je ne résisterai pas longtemps à leurs assauts répétés. Je me rends à eux mais surtout à Vous, car ma gourmandise se nourrit du souvenir de la vôtre... et c’est votre bouche dévorante qui fait éclater mon ultime jouissance.


