La panthère en peluche

C'est l'histoire d'une panthère en peluche qui cherchait le fouet d'un dompteur et a trouvé les ailes d'un Ange. C'est l'histoire différente d'une Soumise, de son Guide et de leur envol.

22 septembre 2008

J'en souris encore...

J’aime revenir sur ces moments passés ensemble, essayer d’en retracer le parcours.  Tandis que les images défilent dans ma tête, mon corps revit les sensations de nos désordres amoureux. Les flashs illuminent mes yeux et électrisent mon ventre. Ces confidences à la Petite me permettent d’ancrer dans la réalité nos souvenirs, de faire d’elle la gardienne de notre mémoire. Je sais aussi que les mots qui me viennent, les réflexions que génèrent ces retours en arrière, seront autant de nouveaux cadeaux pour Vous.  

bain2

Huit jours déjà ! Ce lundi fut une vraie journée de vacances. Enfin ! Même le soleil était de la partie !
D’abord il y eut le bain. Je me suis mise à aimer partager avec Vous ce moment des plus intimes. Comme une poupée lascive, Votre poupée, je me laisse aller à la caresse de vos mains sous le savon. Ou, telle une vestale, je vénère votre corps par les soins les plus attentifs. C’est Vous qui m’avez fait découvrir ces plaisirs. Mais Vous aviez décidé que ce bain-là serait le plus bouillonnant de tous !  Oh les délices d’être ainsi… bien-menée ! J'en souris encore...
C’est à partir de là, forcément, que je perds un peu le fil… pour retrouver la corde de chanvre qui ne quitte plus le pied du lit. Son contact rêche, qui d’abord enserre mes seins puis coulisse sur ma peau lorsque Vous me faites allonger en travers du lit. Mon dos et mes fesses reçoivent les premières flagellations qui m’envoient…aux anges. Je voudrais tout à la fois que Vous continuiez et que Vous me preniez…
Puis je me souviens du cliquetis des bracelets de cuir enserrant mes bras dans mon dos. Soulevée, au propre comme au figuré, croupe offerte au plug d’acier et à votre sexe tendu. Dans cette improbable position, je ne suis plus qu’un corps en désir de Vous satisfaire, heureux de Vous plaire (et, plus prosaïquement, essayant de maintenir un certain équilibre !). Je ne pense plus. Je ne Vous vois pas, mais je sens votre amour dans chacun de vos gestes, dans chacun de vos mots attentionnés. Puissance et douceur : ainsi prosternée dans la plus fervente des prières, je me sens pénétrée au plus profond, comme pour une estocade qui me mettrait en vie. 
Encore des cliquetis… Vous libérez mes bras pour que je Vous caresse. Mes mains, ma bouche prennent votre membre si doux. J’en souris encore... Le Fascinant, voilà le nom qui lui convient. Je ne me lasse pas de lui prodiguer tous les plaisirs. Et Vous m’en apprenez d’autres. J’adore être Votre élève…
Pourtant nous ne sommes pas encore rassasiés l’un de l’autre. Les entraves passent à mes chevilles. Malgré mes cuisses serrées, je Vous glisse en moi et le plaisir envahit toute ma chair exacerbée. Je crois que ma voix est montée, montée… sans que je m'en rende bien compte. Mon Ange, mon Ange, mon Ange… j'en frémis encore...
Enfin, l’un contre l’autre, nous nous sommes assoupis quelques instants.
Si j’avais fait trois vœux, comme dans les contes de fées, je n’aurais pas été plus comblée : après le bain et cette mini-sieste dont nous rêvions depuis longtemps, la journée s’est achevée par une promenade main dans la main, sur « mon » île. À présent je ne m’y promènerai plus jamais tout à fait seule et Vous pourrez plus facilement m’imaginer là-bas faisant courir le chien…
Mon Ange, mon Trésange, Vous le savez, j’ai passé toute cette semaine en total décalage… une sorte d'angel-lag ! Mais quel douce griserie ! Lorsque je suis revenue de mes trois jours parisiens, quelques traces de votre passage restaient encore dans la maison : deux mégots dans le cendrier, la plaque de chocolat noir entamée… J’ai mis la chemise blanche que Vous m’avez apportée (ça c’était le vrai vœu ! C’est merveilleux de la porter) et mon collier… J’ai retrouvé notre lit. Et j’ai dit : « je suis rentrée mon Ange ! »

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19 septembre 2008

Adoratrice

regard

Ma Margo, mon Adoratrice,
À mes pieds, je veux que tu te glisses,
Poser ma main sur ta nuque ployée
Et en signe d’allégeance saisir ton collier.
Dans tes yeux, je lirai l’amour, l’abandon,
De tout ton corps et ton âme en frissons.
Douce féline, prends ta place
Et sois fière de tes audaces :
Elles attisent mon désir.
Vois-le déjà grandir
Sous tes doigts sortilèges.
Offre-moi de tes lèvres le privilège.
Qu’elles viennent sans impudeur
M’emparadiser de leurs ardeurs.
Jusqu'au plaisir, à ses derniers soubresauts,
Fais-moi vibrer sous les assauts
De ta langue en délices,
Avant que tu ne te hisses
Jusqu’à ma bouche, pour en partager
La saveur en un ultime baiser.

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12 septembre 2008

De l'amour...

contre

Dans la continuité du précédent billet, Saudade, j’ai réfléchi à l’essence de mon amour pour l’Ange, de notre amour.
C’est vrai qu’il est souvent question dans mes textes d’absence et d’attente. Ces deux éléments font partie de notre histoire. Ils étaient là dès le départ, nous nous sommes choisis malgré eux, et même en partie à cause d’eux. Ils avaient, en quelque sorte, fonction de « pare-feu »… Sourire… Le feu a jailli quand même. Nous continuons de penser que la distance nous dispense d’un quotidien fastidieux. Mais il ne s’agit plus d’autoprotection, c’est notre histoire que nous protégeons.
Chaque nouvelle rencontre est un premier rendez-vous, en mieux. Nos cœurs battent toujours la chamade. L’émerveillement est constant devant tant d’intensité, de complicité… j’allais écrire "tant dans la relation D/S que dans l’union plus traditionnelle", mais elles se confondent intimement.
Je n’aimerais pas L’attendre patiemment, sans bruit, sans un souffle plus haut ni plus court… Et Il n’aimerait pas cela non plus ! Et je préfère soupirer en souhaitant qu’Il soit là que soupirer en souhaitant qu’Il aille prendre l’air !
Saudade oui, mais pas une once de tristesse ni de souffrance dans mon amour. Au contraire.
Cet amour est éclats de rire, démesure, paroles, liberté, lumière…
Voilà, en vrac, les mots qui me viennent pour l’évoquer.
Si je le regarde, plus qu’un paysage à la tombée de la nuit, comme l’écrit Véro, j’y vois la lumière de l’aurore sur un paysage infini (je pense aussi que la photo trouvée pour illustrer « Saudade » est idéale). Il me semble toujours être en devenir. À son soleil, je m’étire et je m’alanguis.
Nous avons tous deux une approche assez adolescente de l’amour : on a notre vocabulaire (qui s’enrichit presque chaque jour !), nos rites, nos croyances… Chaque petit acte devient un événement, on ritualise, on sacralise. C’est sûr, une partie de nous n’est pas passée à l’âge adulte. Et c’est un grand bonheur !
Parce que la vision de mon Ange d’une relation D/S lui est toute personnelle, sans recherche de performances, qu’Il me veut fière d’être à Lui, étourdie de plaisirs, je peux laisser libre cours à ma folie douce et à mes désirs bruts. 
J’en fais trop ? Non jamais assez ! Tout est Lui. Chez moi, au bureau… partout, tout est fait pour que je sente sa présence, pour la recréer. Je ne lutte pas, je me laisse envahir par le désir, par les images et même par sa voix parfois (enregistrée). Et je le Lui raconte. Et Il en est heureux. Surtout ne pas me retenir, ne rien retenir. Tout est pour Lui, ma principale préoccupation étant de le séduire, de le faire rire et sourire, de lui donner du plaisir, d’Être son plaisir. Présomptueuse ? Amoureuse. 
Lui me protège (de moi-même), m’écoute, me devine, me guide, pas uniquement sur les chemins aventureux de ma soumission. Il me rend belle et forte. Son amour me porte, son désir m’emporte.
Alors saudade ou pas ? Oui, comme une "espérance empreinte de bien-être, et donc une forme de joie et de bonheur".

Posté par badinange à 12:13 - Paroles - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 septembre 2008

Saudade

rochercalme

C'est toujours beau, mais je ne sais pas pourquoi, parfois en te lisant, je suis empreinte d'une sorte de mélancolie*, peut-être à cause de l'absence ou de l'attente, oui, parfois tes textes me rendent un peu triste…
*Mélancolie n'est peut-être pas tout à fait le bon mot, en fait, c'est un peu comme quand on voit un très beau paysage, on s'assoit, à la tombée de la nuit et puis, comme ça, ça arrive sans crier gare, on est un peu triste tout en étant heureuse. Si tu trouves le mot ?

Ce commentaire (sur "Compter les jours") laissé par un Papillon (que je vous encourage à aller lire chez elle, lecteurs et trices, tant ils sont savoureux) m’a profondément troublée. Parce qu’ils viennent d’une personne ne vivant pas de relation D/S (donc ayant potentiellement le regard de mes proches s’ils lisaient mon blog, et justement l’une de mes proches vient de me dire, en riant, "que j’en faisais peut-être un peu trop !"), parce qu’ils projettent une autre lumière sur mes mots et les sentiments qu’ils expriment…
Ce trouble m’a amenée à réfléchir sur l’essence de mon amour, de notre amour, sur ce bonheur différent et le plus grand à ce jour que j’aie jamais connu. J’ai commencé à écrire, en vrac comme souvent… Je n’ai pas encore terminé !
Et il fallait aussi trouver LE mot… En fait, il n’a émergé qu’hier, après des jours de tâtonnements erratiques. Mais comme une évidence : saudade ! Il ne pouvait pas y en avoir d’autres ! Inutile de chercher plus loin, comment n’y avais-je pas pensé plus tôt !
Alors ce matin, je reprends mon écriture, sur fond de fado, forcément, cette sublime musique que j'aime tant effectivement : Amalia, Madredeus, Mizia et les autres m’accompagneront jusqu’au point final.

Tout d’abord, voici la tentative de définition de Mario Pontifice (cliquez sur son nom pour aller sur le site et naviguez jusqu'à la recette du cocktail Saudade ! Euh, pas goûté...) :
"La saudade est un ressenti de l'imperfection du présent et de la sublimation du passé, deux sensations mélangées avec une tendresse empreinte parfois de crainte, mais formulant pour l'avenir un vœu plutôt bienveillant et heureux.
La saudade exprime presque toujours une faille, un sentiment de vide dans l'instant présent, une notion de carence, mais rarement de l'amertume. C'est une sorte d'envie de conjurer le sort, afin d'apporter par anticipation une beauté au futur et d'apprivoiser l'imprévisible. Elle exprime une volonté inconsciente de tenter par la pensée de combler une lacune afin de rendre la vie plus belle et d'entrer en harmonie.
D'où le probable leurre quant à la définition qu'on attribue parfois à la saudade, la rattachant d'office à la tristesse, alors qu'en fait la saudade est sans doute le sentiment qui symbolise le mieux l'espérance empreinte de bien-être, et donc une forme de joie et de bonheur."
Une autre définition, de Christian Auscher celle-ci : « un mal dont on jouit et un bonheur dont on souffre »… Tiens, tiens…
Et maintenant, je continue d'écrire !

Posté par badinange à 12:40 - Paroles - Commentaires [2] - Permalien [#]

J'écris mon amour...

Je "redécouvre" ce mail rédigé dans le train me menant à Paris et qui parle d'un texte au long cours dont je reprends l'écriture ce matin (et qui sera peut-être enfin là d'ici ce soir...). Comme depuis Vous avez trié les dernières photos auxquelles je faisais allusion, le voici qui rejoint l'antre de la Petite.

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Il y a encore quelques minutes le ciel rougeoyait du lever du soleil…
À présent il fait clair.
J’écris depuis un moment. Les mots partent toujours dans tous les sens.
Et puis j’écris :
J’aime me laisser envahir par le désir, par les images et même par Sa voix parfois.
Alors je me dis que je vais Vous écouter. Et vous écrire un mail : à défaut de mettre des mots chez la Petite, vous aurez des mots tout chauds dans votre boîte.
Ça me fait toujours le même effet, et aussi fort : je sursaute quand votre voix jaillit, grave, frémissante, prononçant mon prénom. C’est "Pour toi"… Et je frissonne, et je me tends, et je me sens merveilleusement, avec bonheur, Votre Chose d’amour. Je Vous fais répéter. Puis je laisse venir "Tu dis que" et "La Croix". Envahie je le suis, jusqu’au tréfonds de moi, et le piano de "Lust
" vient me faire ondoyer de plaisir (oh rien qu’intérieurement, bien sûr, hélas !).
J’ai fermé les yeux un instant. Je souris puis je soupire. "X" accroche un sourire encore plus grand à mes lèvres. Je referme les yeux et revois les images de cette première fois qui se mélangent à celles de la dernière… Aux sensations aussi et pas seulement celles faisant appel aux sens et sources de plaisir. Je me souviens de cette sublime perception physique de Votre amour, difficile à expliquer en mots… Un sentiment qui devient palpable, ou plutôt tactile. Particulier, j’allais dire "attaché", à la Croix. Je l’ai ressenti pareillement la dernière fois… Peut-être parce que je m’y abandonne plus, peut-être parce que Vous prenez davantage…
Peut-être finalement ces mots iront-ils retrouver la Petite… s’ils peuvent être accompagnés d’une photo de Notre Croix… Ce serait bien, non ?
Je Vous ai écoutés, en mots et en musique, tout le long du voyage. Tendue vers Vous, à Vous, avec l’envie de Vos mains. Le ciel est resté gris. Je vais me mettre au travail.
À tout à l’heure mon Ange.
Je Vous aime et je Vous appartiens.

Posté par badinange à 10:22 - Parcours - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 septembre 2008

Ce geste...

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Hier soir, avant de dormir, j'attachais mon collier.
Et ces mots me sont venus...

Ce geste
Qui me relie à Vous
Qui m’en remet à Vous
Ce geste
Est d’appartenance

Ce geste
Qui fait symbole
Qui crée symbiose
Ce geste
Est de désir

Ce geste
Qui m’est douceur
Qui m’est bonheur
Ce geste
Est d’amour

Ce geste
Je l’aime

Posté par badinange à 17:26 - Paroles - Commentaires [1] - Permalien [#]

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