27 mars 2009
Nous c’est nous
Depuis trois ans, à quelques jours près, je m’adresse à Vous en vous vouvoyant, alors que Vous me tutoyez.
J’ai toujours aimé Vous vouvoyer. Même si au début j’ai rencontré quelques difficultés, comme aux premiers balbutiements d’une langue étrangère… On réfléchit avant de parler, on ne pense pas toujours directement dans sa nouvelle langue… Et puis c’est devenu tout à fait naturel.
Mon vouvoiement envers vous est respectueux, pas dans le sens révérencieux ni humble, mais celui de considération. Je me rends compte qu’avant Vous, finalement je respectais peu les hommes que j’ai connus. Vous, si. Je Vous respecte (et je considère et respecte tous vos avis et conseils… Sourire).
Il y a de nombreuses expressions amoureuses pour lesquelles j’aime employer le vouvoiement. Je leur trouve ainsi plus de charme, de raffinement, d’envolée.
Il me semble aussi que cela leur ajoute une valeur… d’offrande. Offrande des mots et de moi.
Particulièrement le "je Vous aime".
"Je vous aime mon Ange". Ces mots-là disent mon amour, bien sûr, mais ils expriment également mon appartenance, ma dévotion, ma reconnaissance, ma confiance…
Et puis, parfois, je ne peux m’empêcher de commettre un "écart de langage", mais pour exprimer et ressentir plus de proximité et de profondeur.
"Je t’aime"
Je le pensais souvent, j’ose le prononcer depuis quelque temps.
Lorsque je nous sens intimement mêlés, moi en vous et vous en moi, de corps et d’âme unis.
"Je t’aime" qui conjugue violence et tendresse.
"Je t’aime" qui sent la peau, le cœur, l’esprit.
"Je t’aime" comme un cri hors d’haleine, mais qui me rend le souffle.
"Je t’aime" qui dit "tout", qui dit "tous".
Murmuré ou clamé, je t'aime, j’ai parfois besoin de Vous le dire.
Et puissent ces mots toujours Vous troubler.
22 mars 2009
Le petit ange
J'aime que tu aies envie de moi, j'aime ça, tu n'imagines pas !
J'aimerais bien être toi juste quelques minutes
pour ressentir ce que cela fait d'avoir envie de moi…
L’Ange
J’aime ce désir de Vous qui m'attise à tout moment.
Comme si à l’intérieur de moi, dans mon ventre, j’avais un petit ange qui appuyait sur des boutons, tirait sur des manettes pour me faire vibrer.
Un peu de ci, un peu de ça... allumant les zones et réglant les degrés !
Une sorte de mixage intime, avez-Vous dit, en expert.
Comme un ingénieur du désir, scandant de ses apparitions la force de mon appartenance.
Sons et lumières, gémissements et feux, qui n’ont pas besoin d’aboutir à l’explosion du bouquet final pour être totalement emparadisants. Au contraire, c’est la constance, la persistance du désir qui m’est plaisir. Tout l’art de l’ingénieux du désir est de savoir en mesurer les différents assauts, pour qu’il croisse mais aussi qu’il dure…
Tu as ton petit angénieur à toi perso !
Lorsque je suis en désir, je me sens à la fois lourde et légère, aussi légère qu’une bulle et pourtant étonnamment pleine, car soudain les parties les plus intimes de mon corps prennent vie, occupent une place bien moins discrète qu’à l’habitude.
Il y a une plénitude du désir, comme il y a une plénitude du plaisir. Mais elles sont différentes, naturellement. La plénitude du désir me "tire" de l'intérieur et vers l’intérieur. Une autre façon d'être prise, tenue, emprise…
Éprise. Comme "sous tension"… Oui, mon Ange, c’est exactement cela.
Tourmentant parfois mais toujours délicieux, je me sens bien "vivante". Je n'aimerais pas, un jour, ne plus désirer.
Cela doit être comme un soir d'hiver, tout froid…
La plénitude du plaisir, elle, c'est l'inverse : elle vient de l'extérieur et me projette vers l’extérieur, c’est comme une éruption volcanique, un séisme, avec parfois ses répliques…
Mon Ange, j'aime pouvoir Vous raconter tout cela, aussi simplement, facilement.
C'est comme un cadeau que je Vous fais, mais pour moi aussi cette transparence est un cadeau.
Je sais que je peux être transparente avec Vous.
Je n’ai pas peur de dire mon désir inaltérable, mon envie inextinguible de cueillir votre plaisir.
Au contraire, j’en suis fière et heureuse. Comme de Vous appartenir.
Maintenant, pour m’aider à m’endormir, j’appelle mon petit angénieur à l’aide… Il est toujours prêt ! Et tandis qu’il berce mon ventre, je m’endors en rêvant de Vous.
(photo prise chez Corps Circuits, montage Badine)
20 mars 2009
Douceur
Je n'arrive pas à écrire, à terminer ce billet qui m'est pourtant cher... Désordre dans les idées... Alors j'écris celui-ci...
Je déborde... de bonheur... Impossible de me concentrer sur les mots, je suis encore hier...
Je n'ai qu'une hâte : Vous retrouver là, tout de suite, sur MSN... Le temps ne passe pas... Il aurait mieux fait de faire cela hier !
Moments tendres après les moments forts...
Je suis encore dans la douceur de Vos bras, la chaleur de votre étreinte, allongée contre Vous. Je veux y rester !
16 mars 2009
Simultanéité
Ce week-end, on a jardiné ensemble.
Chacun de son côté, Vous votre jardin, moi ma courette, mais ensemble.
Cela peut paraître idiot, mais j'aime cette idée de simultanéité. Abolition de la distance en quelque sorte.
C'est pour la même raison que j'ai envie que Vous m'appreniez à rouler mes cigarettes... Sourire.
Pouvoir me dire que l'on accomplit les mêmes gestes...
Une autre façon d'être avec Vous, de penser à Vous.
En inventer toujours d'autres...
13 mars 2009
Mon Ange
Simple
J’aime te prendre Margo, te prendre et te reprendre,
comme si c'était aussi simple que de boire un verre d'eau
ou d'allumer une cigarette.
Tout m'est délice
Chaînes et cordes.
Froid et chaud.
Photos noir et blanc.
Bientôt le photographe nu à son tour : "Margo, tu me donnes chaud !"
J’aime Vous regarder.
Poupée docile essayant de prendre la pose.
Quatre clichés sur trente-neuf ! Le photographe est sévère avec lui-même.
J’aurais pourtant aimé que l’un de ces clichés à retardement où nous étions tous les deux soit sauvé…
Vous allongé en travers du lit pour aller quérir je ne sais quel ustensile rangé de l’autre côté. Dommage que je sois attachée !
Nous, sur le lit. Par quelques nœuds impossibles, les cordes ont fait de moi Votre marionnette. "Ma marionnette d’amour. Ma Margonette". Vous tirez sur les cordes, disposant de mon corps, me faisant glisser à votre gré sur votre sexe.
Jouissance de me sentir ainsi guidée, portée au sommet, pénétrée intensément, jusqu’au bout de moi.
Encore, encore, encore. Je suis libre à présent. Vous ne voulez pas jouir. Juste moi. Douceur et tremblements.
"Serre-moi en toi" Ses emparadisants serrements d’amour sur toute la longueur de votre sexe… Maintenant, maintenant, maintenant… Le plaisir nous envole. Vos yeux, mon souffle, le bonheur.
Je mélange les instants, images en kaléidoscope dans ma mémoire. La laisse. L’extraordinaire sensation qu’elle me procure à chaque fois que Vous l’attachez. Comme si j’étais reliée directement à Votre force. J’obéis à Votre main directive ou encourageante. Je ressens votre puissance et je m’y rends.
Moments tendres et complices. Heureux d’être heureux. Ensemble.
Dernières caresses. Ma bouche Vous aime. Offrande réciproque et sublime.
Je Vous appartiens mon Ange.
Je Vous aime.
Envitalement.
Billet à part
Assise sur le canapé, l’ordi sur les genoux,
je me répète "Mon Ange, mon Ange, mon Ange !"
Vous êtes parti il y a quelques heures mais vous êtes encore si tant là. Ici et là en moi. En moi du cœur, en moi de l’âme, en moi du corps…
Comment exprimer cette nouvelle paix ? différente, je crois. Je ne m’y attendais pas d’ailleurs. Sans doute un effet de mon nouveau "moi" naissant… Sourire.
Maintenant que je sais que je n’ai plus à être "une bonne fille", maintenant que je sais que mes tours et détours en amour n’étaient que pour mieux revenir à Elle, promesse d’enfant en quête de son amour à Elle, je comprend mieux pourquoi je ne lui parlais pas de Vous, de Nous. Pour que notre histoire reste la meilleure, la plus vraie, la plus belle. Parce qu’elle est tout cela. Un monde parallèle dans lequel Elle n’entrerait pas. Mon vrai monde, ma vraie vie. À protéger.
Les gens, y compris ses filles, n’étaient pour Elle que des pions qu’Elle manipulait, qui devaient la servir et l’aimer, Elle la Reine. Sans doute une fêlure aussi en Elle. Je ne saurai jamais laquelle. Mais maintenant je suis libre et en paix. Je peux avancer. Plus que jamais avec Vous, mon Ange. Merci d’avoir été là. D’être là. De m’écouter. De m’entendre. De m’aimer. D’exister.
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