30 juin 2009
Et TOC
L’Ange est un fumeur de… Samson !
Ah, le geste auguste du fumeur de tabac à rouler !
J’ai beau m’inspirer de Vous, mon Ange, je n’ai pas encore votre dextérité.
Mais au moins j’ai le plaisir de me sentir encore un peu plus en phase
avec Vous, à chaque instant-cigarette. C’est comme un moment de
communion supplémentaire, un TOC de plus qui me relie à vous (Trouble
Obsessionnel Complétif, pour les non-initiés) !
J’aime bien, comme ça, me glisser dans Votre peau… M’envelopper de
votre parfum, ne porter rien d’autre que votre chemise (comme à cet
instant où j’écris), fumer le même tabac que Vous, tourner le volant
d’une main, parfois faire la même petite moue que Vous (là je sais que
Vous allez me demander laquelle…).
Ces moments sont en général
accompagnés du célèbre phénomène de persistance rétinienne : je me fais
mon cinéma, ou mon diaporama… Programme au choix. Arrêt sur image.
Délicieux…
Je plonge dans l’océan de vos yeux, je nage jusqu’à l’île volcanique de votre pupille,
je me dore au soleil de votre désir…
Je suis en Vous tout comme Vous êtes en moi. C'est sans doute pour
cela que nous sommes tellement en phase si souvent, "en phrases",
devrais-je dire, que nous prononçons au même instant ou en désirs,
comme hier.
C'est si simple, Mon Ange : je suis à Vous.
C'est bon comme...
Notre amour est doux et fort en même temps.
Comme un… chamalow d’Espelette !
23 juin 2009
Ouf !
Enfin cette période de “transit” s’achève ! J’ai reçu hier midi ma lettre officielle de licenciement. Ayé, je ne travaille plus !
Le soulagement procuré par la fin de cet épisode qui traînait en longueur s’est tout de même mêlé d’une certaine tristesse. Mais passagère ! Me voici enfin libérée d'obligations qui me pesaient de plus en plus et squattaient mon esprit. Et puis les nombreux témoignages de sympathie que je reçois de la part de mes "partenaires professionnels" me font chaud au cœur !
Me voici comme devant un paquet-cadeau dont on ne sait pas ce qu’il contient : heureuse du présent, mais un peu inquiète avant de l'ouvrir. Le contenu me plaira-t-il ? va-t-il m’aller ? saurai-je l’utiliser ?
Je prends une nouvelle route, avec Vous toujours à mes côtés. D’avantage de projets personnels que professionnels, mais confiante tout de même.
Je ne crois pas au hasard et tous ces évènements depuis le début de l’année ne peuvent que me conduire à une vie meilleure. J’apprends à être "une princesse qui n'a pas peur des sorcières". Je veux profiter de ce cadeau de la vie, de cette possible renaissance sans freins. En profiter avec Vous.
22 juin 2009
Folle de nous
Badine : Mon Ange, j’ai envie de Vous
Ange : ce désir dont tu me parles attise le mien.... tout soudain
Badine : j'ai envie de vos mains sur moi et de vos bras autour de moi et de vous en moi. J’ai encore plus chaud !
Ange: on pourrait peut-être se retrouver à l'ombre cette après-midi ?
Rendez-vous à mi-chemin pour une promenade au bord d’un lac et dans la forêt avoisinante.
La route me paraît interminable. Le désir ne s’est pas apaisé, au contraire, il s’agite au creux de mon ventre, il m’étreint, tandis que je râle après les camions, les cantonniers. Je miaule, je grogne, je geins… Animale je suis, animale je m’exprime… Je Vous veux, je Vous veux, je Vous veux !
Le parking enfin, je saute directement de la voiture à vos bras, à votre bouche. Respiration. Ma tête contre votre épaule droite ; j’entends votre cœur battre si fort.
Comme promis, je me suis fait des couettes : Vous adorez. Elles ont en plus l’avantage de livrer mon cou à vos baisers…
Déesse nous emmène dans la campagne ; au bout d’un chemin chaotique, le lac, la forêt et son ombre protectrice. Un gros rocher moussu nous accueille. Vous me hissez dessus. Enfin mon rêve se réalise, vos mains sur moi.
Votre langue me fait trembler. Je comprends le sens du mot "butiner". Je me sens fleur, ouverte, épanouie. Pivoine… Je m’offre encore et encore à votre bouche, à vos doigts. Je brûle, je fonds, je délice… Je ne cesse de trembler. Je ne retiens pas mon plaisir.
À mon tour de Vous savourer. Ma bouche Vous enveloppe. J’en fais votre palais. Je rêve de mille et une nuits.
Vous me prenez, appuyée contre la pierre. J’ai l’impression d’être soulevée, hissée, lorsque Vous me pénétrer. Cet éternel instant magique dont nous parlions l’autre jour.
Ange: j'adore cette sensation de me glisser en toi
Badine: j'adore cette sensation que vous vous glissez en moi ; complétude et complénitude
Ange: mais quand je dis glisser, c'est bien ça, c'est la sensation d'être attendu, que ma place est là
Badine : c'est la même sensation pour moi, mais en tant que "place"
Ange: j'ai très envie d'être là, à cette place si chère, juste y être...
Une place si chair qui palpite comme mon cœur, au rythme de vos coups de rein. Puissance, toute-puissance, puits-sens… Le plaisir nous submerge.
Une petite promenade bucolique autour du lac nous permet de retrouver nos esprits… et nos jambes ! Rires, baisers, tendresse. On est si bien ensemble.
Fin de l’escapade, mais mardi nous serons à nouveau ensemble.
05 juin 2009
Eat me !

1, 2, 3… nous irons au bois
5, 6, 7… manger des crevettes
8, 9, 16… on croquera des fraises
10, 11, 12… et adieu le blues !
(à suivre)
01 juin 2009
Il était une bergère...
Il était une panthère...
Et l'Ange qui la regarde d'un petit air fripon...
"On aime comme on a été aimé"
(photo chez Senserotica)
C’est une très émouvante chanson de Jean-Louis Aubert.
Mais quand on n’a pas reçu d’amour, comment on aime ?
Je me rends compte à présent que, longtemps, j’ai attendu que l’on me donne de l’amour plus que je n’ai aimé vraiment. Je donnais, mais pour recevoir. Je réclamais de la présence, je réclamais de l’existence. Mais en silence. On m’a plus appris à me taire qu’à parler. Ne pas déranger.
On est parfois habités par des fantômes intérieurs qui nous empêchent d’être tels que l’on a envie d’être.
Un jour, "l’ange révélateur" (sourire, à chacun sa vision du prince charmant...) est descendu du ciel et m’a fait découvrir cette réalité et le pouvoir libérateur de l’amour partagé. On apprend pas, c'est vrai, mais on comprend. On se reconstruit, on devient gratte-ciel.
Aujourd’hui, je Vous aime, mon Ange, comme Vous m’aimez.
Il arrive que l’on me dise "Vous devriez vivre ensemble !" : satanée normalité !
"Nous, c’est pas pareil."
Nous sommes lents peut-être, mais nous avançons à notre rythme. De tortues à carapaces, l’on est passé à escargots à coquilles.
Et notre futur rapprochement géographique tant espéré sera un pas d’escargot géant, comme Vous l’avez dit !
Nous aimons l’un et l’autre le côté "rendez-vous" de notre relation. La flamboyance de notre désir à chaque rencontre. Nos écritures à bâtons rompus.
"Je me dis souvent qu'à vouloir trop gagner, on risque de tout perdre et ça : non, non, non ! Nous deux c'est beau, c'est fort comme ça, ça s'est construit comme ça, il ne faudrait pas détricoter ce que nous avons tricoté ensemble. C'est un bonheur pour moi de te rendre heureuse et de l'être par toi."
Mon bonheur est le même que le vôtre mon Ange.
Nous sommes des escargots échangistes, heureux et fiers de l’être !
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