31 juillet 2009
Offrande

De Vous toujours j’ai l’impétueux désir.
Sans cesse je convoite cette exquise partie de Vous.
À genoux, j’adore Votre Chair.
Je rêve d’absorber Votre muscle doux, de lui offrir le voluptueux refuge de ma bouche.
Rien n’est plus exquis que son goût suave, sa soie palpitante, son ardente arrogance.
Lorsque ma langue accapare vos instincts, mon corps entier Vous vénère.
30 juillet 2009
Journées de rêve (1) : la nuit
Encore toute ennuée, les mots se bousculent dans ma tête. Comment tout dire, tout souvenir ?
Pourtant je veux toucher les mots, coucher les sensations, fixer les émotions de ces deux jours passés ensemble.
Trouver le fil à tisser nos mémoires, la corde pour dompter mes pensées.
Nuit.
Bougies.
Lumières rouges.
Satin argenté et mauve du caraco.
Vous arrivez.
Baisers affamés échangés dans la cour.
Agnès Jaoui chante… Sur le canapé, premières caresses. Calme et douceur d’une soirée "à la maison". La plénitude tranquille d’un rêve qui se réalise.
Bien sûr, ce n’est pas la première fois. Mais comme notre Amour n’a de cesse de s’épanouir, il me semble que tout est toujours une "première fois".
Je vous fais goûter une barre glacée : 1848, suprême chocolat noir ! Dégustation enthousiaste… Nous sommes deux incorrigibles becs sucrés !
Le désir monte, monte, monte… et nous aussi, jusqu’à la chambre !
Ravissement pour l’œil que vos fesses moulées dans l’éblouissant boxer blanc. Appétits ouverts !
Que je m’empresse d’assouvir en offrant ma bouche à votre sexe, nous régalant l’un et l’autre de nos saveurs.
"Prends-moi ! Ne bouge pas."
Incandescence de la pénétration.
Valse lente autour de votre sexe. À chacun de mes serrements d’amour répond ses envahissants murmures. Il respire, il éclot comme une fleur en moi, chaque pétale qui s’ouvre m’emparadisant encore davantage. Au bord de la falaise, ce troublant et muet dialogue de nos sexes unis attise notre soif : nous buvons chacune de leurs paroles.
"Sur le dos, allonge-toi sur moi"
Gorgée de Vous, submergé de moi, nous "conversons" (ou nous "convergeons" ?) encore…
Mais je veux un échange à bâton rompu, une éloquence torrentielle. Je me redresse, sans Vous quitter. Accroupie puis à genoux, je coule et je glisse, je roule et je lisse, Votre chair dans ma chair m’insinue et coulisse, lancine et palpite. Dans cette position, dont j’avais particulièrement envie, je Vous sens dans mon antre comme je Vous ressens habituellement dans ma bouche. Mon sexe, tels ma langue et mon palais jouant sur votre tige et son bourgeon, éprouve un indéfinissable plaisir à chaque profond frôlement sur ses parois. Velours contre soie, Amour entre en moi.
Je ne sais plus quand nous avons joui. Sans doute y eut-il d’autres poses. J’en ai perdu le fil… Mais l’extase fut violente, somptueuse et irradiante. De cela je me souviens au plus profond de moi.
Image
Badine: j'ai mal aux joues de sourire ! mais bon on ne va pas se plaindre d'être heureux
Ange: non, ce serait gâcher. Du bon bonheur comme ça !
Badine: ça ne se refuse pas, ça se chouchoute au contraire. Je viens bizarrement de visualiser le bonheur sous la forme d'un petit animal à fourrure blanche... tout doux à caresser
Ange: une sorte d'hermine ? (L'Ange envoie une photo)
Badine: c'est ça !
Ange: en plus, ça a une tête de canaille
Badine: c'est souple, filant, mais très doux. Je l'imagine très bien frottant sa petite tête contre nous. Disant "je suis là les enfants !"
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
(Paul Fort)
29 juillet 2009
Bonheur du jour

Il est des instants où il me semble que je ne pourrai jamais être plus heureuse.
Et pourtant, Vous y parvenez toujours.
Empreints
Paul Eluard
Intimes V - Les yeux fertiles
Je n‘ai envie que de t’aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière
Je t’ai faite à la taille de ma solitude
Le monde entier pour se cacher
Des jours des nuits
Pour se comprendre
Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d’un monde à ton image
Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.
Osmose

Je sens votre cœur
Je suis votre cœur
Je respire avec vous
21 juillet 2009
Peau aime
La lumière sur mon corps comme Vos lèvres sur ma peau...
Tous mes sens ont capté Votre Présence.
Je suis imprégnée de Vous.
Connectée.
À chaque moment.
Je suis Votre territoire.
C'est la fête !
Dans une semaine :
1) On dort ensemble !
2) On va à l"Oléron !
Alors je marsupilamite intensément...
20 juillet 2009
La lumière de l’Ange
Depuis vendredi, j’admire (il n’y a pas d’autres mots) les photos prises lors de notre dernière rencontre.
En noir&blanc ou en couleurs, il émane de toutes une infinie douceur. Elles témoignent d’une intense intimité entre Vous et moi, d’une complicité qui n’avaient encore jamais transparu au travers de l’objectif.
Vous n’avez pas seulement réussi à dompter la lumière… Il me semble que cette série est comme un… couronnement. Je suis moins effarouchée par l’objectif, et par conséquent à la fois plus malléable et plus "imaginante". Image-aimante. Notre amour est là. Dans mon regard et celui que Vous portez sur moi.
Plus que jamais (mais bien moins que demain…), Je Suis Votre Chose d’amour.
06 juillet 2009
La peau douce
J’ai encore le souvenir de votre main entre mes cuisses…
Ce soir, c’est la mienne qui vient s’y poser à nouveau. Je veux vivre vos sensations.
Dans nos actes d’amour, nous ne partagerons jamais que le bonheur du plaisir de l’autre. Vous aimez ma jouissance comme j’aime vos orgasmes.
J’aime m’en savoir la source et le réceptacle.
La cérébralité nous est commune.
Mais je ne saurai jamais la sensation physique que Vous éprouvez lorsque Vous vous glissez en moi, le plaisir sans doute différent quand ma bouche Vous prend et que ma langue Vous tutoie…
Je frôle mes seins, je ferme les yeux pour être Vous.
Leur rondeur presque adolescente tient dans ma main. Je les agrippe et les étreint pour en exprimer le frisson. Leurs timides tétons, roulés, étirés par mes doigts, s’enorgueillissent bientôt de mes louanges.
Du creux de ma taille où je me suis glissée jusqu’aux soyeuses collines de mes hanches et de mes fesses, j’esquisse une valse à trois temps.
De tours en détours, précautionneuses ou rudes, mes mains s’approprient mon corps. Il n’est plus "je", il est terrain de jeu. Jouet…
La peau douce de mon ventre se tend vers mes mains avides de plus d’intimité. J’écarte les cuisses pour offrir à mes doigts mon sexe lisse et déjà gonflé. Ils viennent obséder sa chair tendre et humide. Dans son écrin de velours, ils dansent et lancinent jusqu’à en sentir les palpitations. La chaleur gagne tout mon ventre, tandis qu’autour d’eux il se resserre, bouche exquise dévorée et dévorante.







