La panthère en peluche

C'est l'histoire d'une panthère en peluche qui cherchait le fouet d'un dompteur et a trouvé les ailes d'un Ange. C'est l'histoire différente d'une Soumise, de son Guide et de leur envol.

12 octobre 2009

Votre oeuvre

genoudevant

Je Vous attendais assise au pied de la Croix.

À la simple lueur des bougies.

Juste vêtue de mon harnais de cuir.

Étreintes.

Baisers.

À s’étouffer.

À devenir le souffle de l’Autre.

Chaleurs.

Nus, sentir enfin nos peaux s’aimer.

À genoux, tous deux, face à face.

En boule entre vos jambes.

Ployé sur moi comme pour m’absorber, m’engloutir.

"Ma Chose, mon Jouet"

Je ne suis plus moi.
Je suis Tout.

Je suis Vous.

Je suis Nous.

Je suis votre sexe qui gonfle dans ma bouche et me remplit.

Je suis Vos mains qui m’empoignent.

Je ne pense plus à moi.

Je Vous pense, en plaisir, en folie.

"Fais-moi jouir"

Je veux votre plaisir déversé en moi.

Je Vous bois.

Je suis Votre force.
Je suis Votre Chose d'amour.

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Vous me fixez à la Croix.

Aux pointes de mes seins, deux petites pinces de bois.

Je ferme les yeux, ma tête part en arrière. Mon esprit s’envole, comme les flammèches des bougies.

Vos doigts jouent de moi et me font jouir, je ne m’appartiens plus : Vous disposez de moi.

Puis Vous libérez mes chevilles.

Vous accrochez une chaîne au bracelet de ma cheville, Vous tirez et mon pied gauche quitte le sol. Vous arrimez la chaîne en haut de la Croix.

Vos gestes sont précis, sûrs et pourtant doux.

Vous me disposez…

Le genou à hauteur de ma taille, on dirait que je m’apprête à monter une marche très haute.

Vous faites de même avec ma jambe droite.

Je me retrouve en suspension, les mains cramponnées aux poignées de fer.

Je sens Votre regard d’Ange protecteur autant que tourmenteur, attentif à mes réactions.

Je n’ai pas peur, je m’offre à Vous, en toute confiance.

Vos mains soutiennent mes fesses et c’est ainsi que Vous me pénétrez, m’embrochez, dirais-je, tant j’ai l’impression délicieuse que votre sexe est immense à chaque fois qu’il me fend !

Une épée de velours dans mon ventre qui explose.

portemenotte

Vous m’avez descendue de la Croix pour me retourner.

Mon souffle est court.

Le premier coup sur mes fesses me fait sursauter.

J'ignore la nature de l'objet qui me cingle, mais mes reins se creusent sous ce plaisir douloureux.

Votre main parfois vient caresser ma chair meurtrie pour en adoucir le feu, avant de recommencer. D’un côté, de l’autre, me surprenant à chaque fois. Déraisonnablement, je voudrais que cela ne cesse pas. Aller plus loin, plus fort.

Le temps d’une douche amoureuse et nous voici sur le lit.

Nos peaux s’absorbent, nos corps s’entreprennent et se confondent encore et encore.

Luxuriance du plaisir, débordement de tendresse.

Je t’aime.

Avant de nous rhabiller, Vous prenez un stylo.

Au creux de mes reins, je ressens plus que je ne devine ce que Vous écrivez.

"Je signe mon œuvre", dites-Vous avec un sourire d’enfant fier et heureux.

Plus tard, seule devant ma psyché, je contemple les marbrures de mes fesses : Votre œuvre.

Tout le week-end, je les ai admirées, caressées. Habillée, je souriais en pensant à ce double tatouage d'amour, les marques et Votre paraphe.

SI la signature s'est hélas trop vite effacée, les traces sont encore bien visibles.

Et dans mon corps et dans mon âme, je Vous appartiens mon Ange.

Posté par badinange à 17:42 - Parcours - Commentaires [0] - Permalien [#]

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