31 décembre 2006
Journal de bord
Vendredi
Des vacances sans Vous (est-ce qu'on peut parler de vacances quand on est au chômage ? Et en plus quand on quitte l'océan Atlantique pour Paris !)).
Brrr. Froid dans le dos rien qu'à la pensée du départ.
J'ai préparé mes affaires.
Vos photos et mon petit Ange. Gros Nounours et Notre collier.
Une dernière heure de MSN avec Vous et c'est l'heure du méga-zou.
J'embarque N&J à mon bord et c'est parti !
La route est belle, musique en tête, tranquille.
15 heures. Appel sur le portable. La proposition de boulot que j'attendais ! Excitation au maximum en redémarrant ! Les fins d'année se suivraient-elles sans se ressembler ?
Arrivée la nuit largement tombée. Pas d'étoiles au ciel, bien sûr.
Discussion à propos de mon éventuel nouveau job. Il semble que je ne sois pas si bienvenue que cela trois jours par semaine. Déchantage.
L'heure du coucher. Je rejoins ma chambre dans laquelle j'ai installé sur une table basse vos photos et Petit Ange.
Je passe mon collier, comme promis.
Fatiguée par le voyage. Abattue après l'enthousiasme. Angoisses. Larmes. Je finis par m'endormir. Je suis heureuse de porter Notre collier. Encore plus dans ces circonstances. Demain est un autre jour. Un grand jour.
Samedi
Séance salle de bains bleue. Caresses sous la douche. Me voici rassérénée. Merci de m'avoir remis le sourire aux lèvres, Cher Ange ! Je me trouve belle dans le miroir.
Départ pour Eurodisney et une après-midi féérique au pays de mon cher Winnie. J'ai 10 ans ! Oubliées les préoccupations d'hier soir. N&J sont du voyage : elles aiment tout particulièrement la marche, donnant à cette promenade une dimension intime et secrète parfaitement emparadisante. J'ai l'impression délicieuse de suivre vos traces, m'émerveillant doublement à chaque pas.
Dans le RER du retour, je découvre votre texto. Petit bonheur. Je Vous adore.
Installée dans le fauteuil du salon, j'ai juste devant moi la photo souriante que Vous aviez prise cet été au Cabanon. La regarder me rappelle ces merveilleux moments. Mes yeux qui Vous regardent… c'est un peu de Vous ici. Ce regard-là, heureux, malin, amoureux, je Vous le dois.
Coucher. Porter Notre collier ici, dans ma chambre de jeune fille (sourire) est encore une expérience différente. Cela rend encore mon appartenance plus réelle, plus tangible. Je Vous appartiens ailleurs, partout, sans discontinuer. Et ce sentiment me rend sereine.
Je me souviens soudain d'un instant de notre dernière rencontre, où Vous avez agrippé mon collier des deux mains. Sous mes doigts, la douceur enfantine et tiède de mon sexe disponible. Je me retrouve et je Vous trouve. Sans presque le chercher, le plaisir vient, d'une force inattendue.
Dimanche
Les plus belles fêtes sont celles qui ont lieu à l'intérieur de nous.
Frédéric Beigbeder
Je me sens plus loin de Vous ici. À la maison, Vous êtes tellement présent que la distance semble moins réelle. Ici, je n'ai pas les mêmes repères.
Je préfère dormir nue, juste avec le collier, pour me sentir plus offerte à Vous.
Votre "angélitude" me permet de Vous imaginer omniprésent, planant au-dessus de moi… Le moindre souffle d'air, la moindre caresse plus intime des draps, c'est Vous.
Sur mon petit "autel", le Petit Ange soutient vos photos. Quel beau cadeau que cet ange ! J'en avais envie, mais n'en avais pas trouvé à mon goût. Celui-là, je l'aurais choisi. Et venant de Vous, il est encore plus merveilleux !
Lundi
Déjeuner avec mon neveu préféré qui saute enfin le pas en nous présentant son ami. Un coming-out officiel mais restreint à sa grand-mère et moi, d'autant plus touchant. Un moment tendre, drôle et chaleureux. Je me sens encore plus proche de lui puisque nous avons en commun le même désir d'un homme, de le combler de caresses, de lui prodiguer tout l'amour dont nous sommes capables. Une complicité de plus ! Rire ! La lumière dans son regard quand il se porte sur B. est identique à celle qui illumine mes yeux quand je Vous regarde.
Une émission sur les anges à la télé. Maman me demande si c'est moi qui l'ai commandée ! Sourire.
Encore deux jours ici avant de rentrer, de retrouver l'ordinateur et son lien presque direct avec Vous. Ce soir, le manque se fait sentir plus précisément. Envie de vos mains sur moi. Attendre encore un mois me paraît insurmontable. Pourquoi le plaisir ne vient-il pas aussi facilement que chez moi ? Je m'endors avec une sensation douce mais sans jouir vraiment, le désir à demi assouvi, la main entre mes cuisses.
Mardi
Lecture au lit. "Ça va", dit l'héroïne. Sourire à ces mots magiques.
Je pense au blog et aux commentaires qui l'égrènent. Même s'il n'est écrit qu'à votre intention, je suis heureuse de voir qu'au travers de mes mots, les lecteurs ressentent la puissance du lien qui nous unit, la profondeur de mon appartenance. Qu'ils savent reconnaître la beauté de ce don de chaque instant, votre tendre attention de tous nos moments.
Une douce chaleur m'envahit, comme celle d'un châle que l'on pose sur les épaules.
Fin du roman. Nounours est au creux de mes bras. Prête pour le sommeil.
Aïe, Vous me manquez !
Respire !
Mais c'est douloureux.
C'est peut-être pour cela que je dors autant ! Pour ne pas avoir conscience trop longtemps de votre absence et de cette impossibilité de me relier à Vous par le fil ténu du net et du blog. Même par mail interposé, il y a une immédiateté qui n'existe pas dans l'écriture sur le papier. Je regrette presque de ne pas pouvoir poster ces mots. Glisser l'enveloppe dans la boîte aux lettres. Me dire "Il va les recevoir. Il me lit". Bon, j'arriverais probablement avant cette hypothétique missive…
Envie de vos mains sur moi, d'en sentir l'emprise.
De votre peau contre la mienne.
De Vous montrer comme je Vous aime.
De Vous le dire encore et encore.
De Vous sentir en moi.
De jouir de Nous.
Cette fois le plaisir me laisse pantelante.
Je suis à Vous, mon Ange.
Mercredi
Plus qu'une nuit et demain matin, je reprends la route. Ouf !
Ce matin, Anna, la femme de ménage, m'a dit que j'étais belle (elle me connaît pourtant depuis cinq ans !). Sourire. Je pense à Vous. Forcément. What else ?
Souvenirs de scènes qui reviennent en désordre et me font battre le cœur…
Attachée, le corps redessiné par un harnais de cordes, les poignets à une poutre du Cabanon, mes fesses offertes s'embrasant sous vos mains.
À genoux devant Vous, assis, votre sexe au fond de ma gorge.
Sur la table, allongée sur le ventre, Vous qui vous penchez sur moi, après avoir placé le plug pour la première fois, pour me dire votre fierté.
Crucifiée sur la terrasse, les seins délicieusement tourmentés, prise par le plug et le gode.
Votre regard gourmand et ravi lorsque Vous jouez avec un zip, des boutons ou des lacets.
La déflagration de ma jouissance après avoir joué longuement au bord de la falaise, entre vos mains.
Le bonheur toujours de Vous dédier mon plaisir.
Et donc celui qui vient, doucement, m'endormir.
Jeudi
Départ ! Avec un crochet pour accomplir mon ultime mission. Il m'aura fallu bien dix minutes avant de sortir de la voiture pour aller oser pousser la porte du magasin ! Heureusement je n'ai pas trop à chercher ce que je veux ! Un sex-shop comme un Super U, c'est pas mal en fait ! J'aimerais pouvoir me balader dans toutes ses allées, poussant un caddie, en votre compagnie… Ce serait amusant comme expérience, rien à voir avec la corvée des courses habituelles ! Maintenant, emplettes faites, il faut aussi oser ressortir… le regard fier !
La route du retour me semble plus courte, surtout qu'après Poitiers, surprise, le soleil et le ciel bleu existent encore !
Ce soir, le ciel a son sourire d'étoiles. Moi aussi.
Vendredi
Vous. Enfin.
Bonjour, mon Ange !
29 juillet 2006
L'estuaire de la gironde
Entravée, couchée, renversée. Peu importe. 
Cher Ange, devenez l'explorateur de mon estuaire.
Offerte sans retenue, accordez à mes lèvres gonflées et empourprées le baiser qu'elles implorent.
Que votre bouche entre mes cuisses murmure les plus voluptueuses caresses et s'attarde sur le parcours de l'extase.
Après les dunes, la crique et sa plage : bivouaquez auprès du point secret et du feu que vous y allumerez sans peine.
Mouillez à mon port. Dans ses eaux tièdes et apaisantes, reprenez souffle avant que, de désir irradié, mon sexe ne soit plus qu'une supplique :
"Plus loin, plus fort !"
28 juillet 2006
1, 2, 3, Soleil
Ange, Cher Ange, comblez-moi.
Tout mon corps n'est que désir de Vous, désir de votre désir.
Comblez-le, envahissez-le. Que de vos mains, gode et plug prennent possession de moi.
Reins cambrés, dans l'indécence de mes sens enfiévrés, je m'offre à Vous, je m'offre à eux.
Mais mon bonheur ne saurait être complet si Vous ne laissez pas ma bouche tout aussi avide s'emparer de Vous. Parez-Vous de moi, mes lèvres seront la plus brillante des bagues.
Prélassez-Vous, attardez-Vous dans mon refuge : ma langue aventureuse, ardente et veloutée, partira à l'assaut de votre tige jusqu'à en faire jaillir la sève.
Rayonnante, je pourrai alors exploser à mon tour d'un bouillonnant plaisir.
26 juillet 2006
Jeux de doigts, jeux d'émois
Cher Ange, Vous me laissez me caresser en votre absence, Vous me le demandez parfois alors que nous
discutons chacun à un bout de nos adsl. Mais je ne Vous ai offert qu'une fois ce spectacle en live, timidement, lors de notre première rencontre.
Regardez-moi lorsque je m'offre à Vous sur mon canapé…
Mes doigts qui vont chercher l'excitation autour de mon clitoris, le pressant et le cajolant. Le majeur qui le fait saillir et me fait bien vite couler de désir. C'est une douce invitation à écarter mes lèvres et à venir me glisser dans cette fente dont la tiédeur hospitalière ne sait que rêver de Vous. À l'instant, elle accueille mes doigts avec bonheur, s'ouvrant à leur intime caresse. Mon pouce continue d'honorer le bouton si sensible qui commence déjà à tendre tout mon corps, à le faire se cambrer pour mieux sentir encore la présence obstinée de mes doigts. Taquins, ils ressortent pour caresser la vulve entière, gorgée de désir, assoiffée de plaisir. Ma langue vient les goûter et les mouiller davantage encore avant de reprendre leurs jeux enivrants. La cadence s'accélère et mes yeux s'accrochent aux vôtres.
Ce n'est pas Vous mais vos yeux qui me font jouir.
Prise

Aujourd'hui, l'océan est calme, comme je l'aime pour me baigner.
J'aime le contempler lorsqu'il est "déchiré" par de hautes vagues : ça a le don de m'apaiser. Mais pas question de m'y plonger !
Là, il ne m'oppose que quelques vaguelettes et c'est parfait.
Je vous imagine dans ce même océan, mais probablement plus animé que dans ma paisible baie. Imaginez que la tiédeur de son eau est celle de mon corps, que ses vagues sont celles de mon plaisir et que son écume en est l'expression…
Rappelez-vous de l'une de nos premières métaphores… celle du pêcheur …
Je suis à Vous.
Vacante
Devant l'afflux de mini-contrariétés, nos rires et sourires émesséniens me manquent.
Heureusement que j'ai les devoirs de vacances pour "matérialiser" le lien entre Vous et moi. Pas tout à fait pareil, bien sûr. J'ai envie de vous "entendre" dire "je t'adore tout entière ma douce Margo", "je suis heureux de toi", "je t'embrasse fort, très, beaucoup"… Et je n'oublie pas vos "respire Margo", quand une bouffée d'angoisse vient me saisir (ce serait tellement mieux si c'était l'étreinte de vos bras…).
J'écris ces lignes sur la plage, sur les pages blanches de mon bouquin ("Passage du Désir" : rien d'érotique, un bon polar, et son titre est très joli, n'est-ce pas ?).
Le soleil m'enveloppe. J'imagine que ce sont vos mains. La légère brise qui me rafraîchit est comme autant de vos baisers.
Je me sens enfin détendue.
J'ai nagé avec N&J et avec énergie (si, si, pas de vagues - dimanche j'ai dû renoncer - et au moins 10 m en 5 minutes !).
Hier soir, à nouveau seule, j'ai renoué avec mon ami le gode (retrouvé des piles). Il me semble que le plaisir qu'il déclenche est à chaque fois plus fort. Qu'est-ce que ce sera dans une semaine ??? Mes tentatives d'expression orale y seraient-elles pour quelque chose ? "Faites-moi jouir Ange", ai-je dit (pas pensé, dit) et la déferlante est arrivée !
Je dois aussi vaincre mon appréhension du plug. Plus facile avec Vous. Et plus facile encore, je le sais, Vous.
La chasse aux tatoos royannais ne s'est pas révélée meilleure. Les diables et diablotins prolifèrent mais l'Ange est rare : il se mérite !
23 juillet 2006
Pile et Face
Hier soir, avant de me coucher, j'ai décidé qu'il était temps de commencer à apprivoiser le plug.
L'exercice - mais c'est le premier - ne fut pas aisé. L'objet a un fort penchant pour l'inclinaison. Il a donc fallu, malgré tout, que je m'aide des mains pour contrôler sa rectitude. Mais j'avoue que j'ai calé sur sa partie finale, la plus large. Je ferai mieux ce soir. Fâchée, j'ai fini par le remplacer au bout d'un moment par son frère le moyen, que j'ai gardé le temps de quelques chapitres de lecture.
Si la nuit a été plus fraîche, le sommeil a été tout aussi indocile que d'habitude. Si le fait est synonyme de quelques cernes au réveil, il l'est aussi, à présent, de plaisir avec et pour Vous. Une fois le gode en place, je sentais sous mes doigts mon clito gonflé et tendu.
Mais quelle ne fut pas ma rage lorsque je constatai une panne de piles ! N'ayant aucune envie de me lancer à cette heure, et dans cet état déjà avancé d'excitation, dans le bricolage, j'ai promptement récupéré au fond de mon sac à malices mon œuf
vibrant. Si mon orgasme d'hier avait été "sauvage", celui-ci fut dévastateur, tant par son intensité que par sa durée. Cela vaut - et même dépasse - tous les somnifères que j'ai pu tester !
Je pense à Vous et je vous embrasse de tout mon corps et de toute mon âme.
J'aime être votre M.
Soyez heureux.
22 juillet 2006
Première insomnie dédiée
Cher Ange, 
Ces deux derniers jours (jeudi et vendredi) ont été si mouvementés qu'ils ont eu l'avantage d'estomper le vide que laisse votre absence.
Péripéties sudokiennes et vente de la 2CV (avec ce que ça inclut d'obligations techniques), chaleur et manque de sommeil m'ont quelque peu anéantie : ce samedi s'est passé la majeure partie du temps allongée à lire ou à dormir !
Cette nuit, la chaleur a encore perturbé mon sommeil, mais les quelques degrés de moins (si l'on considère les nuits précédentes) m'ont cependant laissé la force de remplir mon premier devoir de vacances...
Vous m'avez mise aux anges, Cher Ange adoré, et ce plaisir fut bel et bien "sauvage, intense et court" : vous l'avez parfaitement défini avant que je ne le ressente. Le visage tourné vers Vous, je vous l'ai offert avec gratitude.
Lorsque j'ai ressorti le gode, j'ai eu envie de le sucer comme si c'était Vous. Et je m'y suis appliquée, avec autant d'empressement que si c'était Vous, mais bien moins de plaisir sensuel. Forcément.
Je n'ai guère tardé à m'endormir, heureuse, à Vous, entourée tendrement par les effluves de votre parfum.
Je pense à Vous, je suis à Vous, je vous embrasse de tout mon corps et de toute mon âme.
Soyez heureux.
PS : ce vendredi, j'ai commencé la "chasse à l'ange" dans les boutiques oléronaises. En vain. Les terres royannaises seront, j'espère, plus propices.
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