12 août 2009
Paris Mardi
Paris reste encore difficile pour moi… Mais ça y est, Lily la Clio est revenue à Angoulême. La route a été longue, elle est nettement moins nerveuse que Déesse : pas de risque d’excès de vitesse sur l’autoroute, elle n’excède pas le 110 !
J’ai pu rencontrer mon ancien collègue qui a eu l’excellente idée de me téléphoner sans savoir que j’étais à Paris. Hasard ou nécessité…
Une petite lumière d’espoir quant à mon avenir professionnel s’est allumée aujourd’hui. Sur la route du retour, j’ai pris conscience que dans "reconversion" il y avait "renoncement". Pas facile à gérer. Alors croisons les doigts.
Après avoir réfléchi à ma conversation avec F. et aux possibilités qui s’ouvraient, après avoir versé une larme de "soulagement", chanté avec Julien, Lio, Cali, Murat… je me suis retrouvée sur la nationale 10, mon territoire. Je me suis sentie aussitôt parfaitement heureuse, respirant librement. En plus, il faisait superbement beau (il pleuvait à Paris) et chaud (31°). Et je me suis amusée avec les noms des villes que je croisais… Vous imaginant à mes côtés.
Voilà ce sublime florilège (que Vous ne désavouerez pas, j'en suis certaine !) :
Aunac… aunac qu’à s’arrêter !
Chaunay… chaunay qu’une envie ! Devinez laquelle !
Brux… bruxez-moi, bousculez moi, prenez moi !
Voulon… avez-vous dit : oui mon Roi, tout ce que Vous voudrez, ai-je répondu.
Voulême… jou t’aime aussi, m’avez-vous répondu.
St Amant… priez pour Nous !
05 août 2009
Journées de rêve (2) : sur la route
Nuit câline, nuit angoumoisine, nuit d’amour….
Au matin, bonheur des gestes quotidiens partagés. Ordinaire extraordinaire pour nous.
Vous m’aidez à trouver une tenue "compatible" !
Et comme pour des vacances, départ pour Oléron.
Pour Vous, un reportage. Pour moi, ma fille. Pour nous trois, présentation officielle ! Tadam !
Soleil resplendissant. À mesure que les kilomètres défilent, mon excitation monte (mais non, pas sexuelle ! Il m’arrive quand même d’en éprouver d’autres ! Bref, je marsupilamite).
Oléron, j’y ai vécu. Alors plus l’on s’approche, plus les noms résonnent. Ne reviennent que les bons souvenirs. Ceux qui firent de la Parisienne que j’étais une provinciale convaincue. Pas ceux qui me défirent. Ceux-là, au contraire, aujourd’hui je les défie : plus belle, plus forte, plus heureuse, plus tout. Et même, je me sens encore plus à Vous (si, si c’est possible).
Pour une fois, c’est moi qui Vous guide ! Zut de zut, nous ratons la maison de l’Ours que je voulais Vous montrer. Faudra revenir !
Nous arrivons au port de La Cotinière. "Il va y avoir un truc difficile. Je vais devoir Vous tutoyer !" Vous souriez.
Nous marchons main dans la main, en attendant A. "Ça me fait drôle ! C'est la première fois que je me promène « disponible » à Oléron !"
Au restaurant, la complicité s’installe immédiatement entre vous deux. Vous me taquinez en duo. Vous êtes beaux mes Amours ! Je suis comblée.
Vous reconnaissez dans ses yeux la même expression canaille que dans les miens. On babluche, on rit beaucoup. Je me débrouille plutôt bien pour éviter les écueils du tutoiement… C’est étrange, dans mon manoir intérieur (ben oui, un manoir c’est quand même plus accueillant qu’un for…), il m’arrive de Vous tutoyer, mais là je n’aime pas bien.
La "bande de filles", comme vous nous surnommez, va faire quelques emplettes tandis que vous allez travailler…
Dégustation d’une glace sur un banc. Plaisir simple entre les deux bonheurs de ma vie réunis.
L’heure de repartir…
Dans la voiture, j’ai envie de vos baisers. Vive les embouteillages des baignassout’ ! À Saintes, je commence à avoir envie de Vous. Cette fois-ci les kilomètres sont interminables. Je brûle de Vous sentir en moi.
À peine arrivés à la maison, je Vous entraîne dans la Chambre…
"Prenez-moi, mon Ange !"
Pas le temps de se déshabiller. Il y a urgence. Appuyée au lit, Vous me troussez et me pénétrez d’un coup de rein.
Vous m’entourez de la corde de chanvre, tel un lasso, pour cette dernière chevauchée de la journée.
Vertige, tourbillon. Cavale et cavalier retombent épuisés sur le lit.
Une heure et demie plus tard, votre SMS : Bien rentré. Fatigué. Heureux.
PS : vous remarquerez sur la photo, l'existence de deux sortes de piliers dans le port de La Cotinière : certains à sommet arrondi, d'autres à sommet pointu... Nous avons fait une découverte fondamentale. Lecteur, lectrice, d'après vous, quelles conséquences a cette différence capitale ?
PPS : je ne résiste pas à vous poser encore une devinette comme je les adore (émanant de mon Ange) : pourquoi, lorsque l'on roule en campagne, les poules traversent toujours juste devant votre voiture ?
01 août 2009
Lettre d’amour
Mon Amour,
C’est juste des mots chocolat pour adoucir le quotidien.
C’est juste une tendre mélodie pour égayer les jours maudits.
C’est juste des murmures chatoyants pour éclairer les nuits moroses.
C’est juste des soupirs frissonnés pour caresser vos yeux chagrins.
C’est juste le berceau de mes bras pour apaiser la colère.
C’est juste le souffle de ma voix pour effacer l’amertume des heures.
C’est juste la pression de ma main pour accompagner vos pas.
C’est juste l’écho de mon cœur pour emparadiser la vie.
C’est juste une lettre pour vous dire que je t’aime
31 juillet 2009
Offrande

De Vous toujours j’ai l’impétueux désir.
Sans cesse je convoite cette exquise partie de Vous.
À genoux, j’adore Votre Chair.
Je rêve d’absorber Votre muscle doux, de lui offrir le voluptueux refuge de ma bouche.
Rien n’est plus exquis que son goût suave, sa soie palpitante, son ardente arrogance.
Lorsque ma langue accapare vos instincts, mon corps entier Vous vénère.
30 juillet 2009
Journées de rêve (1) : la nuit
Encore toute ennuée, les mots se bousculent dans ma tête. Comment tout dire, tout souvenir ?
Pourtant je veux toucher les mots, coucher les sensations, fixer les émotions de ces deux jours passés ensemble.
Trouver le fil à tisser nos mémoires, la corde pour dompter mes pensées.
Nuit.
Bougies.
Lumières rouges.
Satin argenté et mauve du caraco.
Vous arrivez.
Baisers affamés échangés dans la cour.
Agnès Jaoui chante… Sur le canapé, premières caresses. Calme et douceur d’une soirée "à la maison". La plénitude tranquille d’un rêve qui se réalise.
Bien sûr, ce n’est pas la première fois. Mais comme notre Amour n’a de cesse de s’épanouir, il me semble que tout est toujours une "première fois".
Je vous fais goûter une barre glacée : 1848, suprême chocolat noir ! Dégustation enthousiaste… Nous sommes deux incorrigibles becs sucrés !
Le désir monte, monte, monte… et nous aussi, jusqu’à la chambre !
Ravissement pour l’œil que vos fesses moulées dans l’éblouissant boxer blanc. Appétits ouverts !
Que je m’empresse d’assouvir en offrant ma bouche à votre sexe, nous régalant l’un et l’autre de nos saveurs.
"Prends-moi ! Ne bouge pas."
Incandescence de la pénétration.
Valse lente autour de votre sexe. À chacun de mes serrements d’amour répond ses envahissants murmures. Il respire, il éclot comme une fleur en moi, chaque pétale qui s’ouvre m’emparadisant encore davantage. Au bord de la falaise, ce troublant et muet dialogue de nos sexes unis attise notre soif : nous buvons chacune de leurs paroles.
"Sur le dos, allonge-toi sur moi"
Gorgée de Vous, submergé de moi, nous "conversons" (ou nous "convergeons" ?) encore…
Mais je veux un échange à bâton rompu, une éloquence torrentielle. Je me redresse, sans Vous quitter. Accroupie puis à genoux, je coule et je glisse, je roule et je lisse, Votre chair dans ma chair m’insinue et coulisse, lancine et palpite. Dans cette position, dont j’avais particulièrement envie, je Vous sens dans mon antre comme je Vous ressens habituellement dans ma bouche. Mon sexe, tels ma langue et mon palais jouant sur votre tige et son bourgeon, éprouve un indéfinissable plaisir à chaque profond frôlement sur ses parois. Velours contre soie, Amour entre en moi.
Je ne sais plus quand nous avons joui. Sans doute y eut-il d’autres poses. J’en ai perdu le fil… Mais l’extase fut violente, somptueuse et irradiante. De cela je me souviens au plus profond de moi.
Image
Badine: j'ai mal aux joues de sourire ! mais bon on ne va pas se plaindre d'être heureux
Ange: non, ce serait gâcher. Du bon bonheur comme ça !
Badine: ça ne se refuse pas, ça se chouchoute au contraire. Je viens bizarrement de visualiser le bonheur sous la forme d'un petit animal à fourrure blanche... tout doux à caresser
Ange: une sorte d'hermine ? (L'Ange envoie une photo)
Badine: c'est ça !
Ange: en plus, ça a une tête de canaille
Badine: c'est souple, filant, mais très doux. Je l'imagine très bien frottant sa petite tête contre nous. Disant "je suis là les enfants !"
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
(Paul Fort)
29 juillet 2009
Bonheur du jour

Il est des instants où il me semble que je ne pourrai jamais être plus heureuse.
Et pourtant, Vous y parvenez toujours.
Empreints
Paul Eluard
Intimes V - Les yeux fertiles
Je n‘ai envie que de t’aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière
Je t’ai faite à la taille de ma solitude
Le monde entier pour se cacher
Des jours des nuits
Pour se comprendre
Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d’un monde à ton image
Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.
Osmose

Je sens votre cœur
Je suis votre cœur
Je respire avec vous
21 juillet 2009
Peau aime
La lumière sur mon corps comme Vos lèvres sur ma peau...
Tous mes sens ont capté Votre Présence.
Je suis imprégnée de Vous.
Connectée.
À chaque moment.
Je suis Votre territoire.
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