16 août 2007
Tu dis que...
Tu dis que tu ne veux plus être un corps en oubli.
Mais ta mémoire est au bout de mes doigts
Dans la caresse des notes que je joue sur lui.
Tu dis que mes mains te brûlent.
Qu’elles effleurent ou qu’elles claquent,
Elles savent surtout apaiser la soif qui te consume.
Tu dis que tu aimes les cordes qui te lient et contiennent ton plaisir.
Elles le déchaînent aussi,
Et ton corps, plein, se délie.
Tu dis que ton désir de moi, phénix dévorant,
À tout moment creuse ton ventre.
Tous les délits que j’initie cherchent à combler ces désirs d’émois.
Tu dis que tu m’aimes doux, furieux, fort et vibrant.
Je dis que je t’aime fragile, fiévreuse, docile et impatiente.
Tu dis que tu m’appartiens.
Je dis que je te prends.
03 août 2007
Je dis si...
Si …
elle était..... un astre ? Vénus
elle était..... une émotion ? L'ivresse
elle était..... un pouvoir ? Il serait absolu et moi le dictateur qui en use
elle était..... une scène romantique ? Une clairière en forêt, elle endormie sur la mousse...
elle était..... un goût ? Le chocolat
elle était..... une odeur ? Le chocolat chaud
elle était..... un défaut ? Laisser son chien monter sur son lit
elle était..... une qualité ? Amoureuse au point d'apprendre à me combler
elle était..... un tissu ? Je la porterai à même la peau
elle était..... un endroit ? Un immense jardin public mais rien qu'a nous
elle était..... un mot ? Être
elle était..... une douleur ? Une gifle
elle était.... une chanson ? Je l'accompagnerai quel que soit le tempo
elle était….. un bruit ? Le son de son plaisir (leçon de bon plaisir)
elle était..… une partie du corps ? Une partie seulement ! J'ai de grandes mains, ce serait dommage de ne pas en profiter.
13 juillet 2007
Étourdie
Je jouerai de ton corps
J’en tirerai toutes les sonorités du plaisir
En jaillira le chant de mille chœurs
Je jouirai de ton corps
En l’enchaînant, en l’enlaçant
J’en ferai le prolongement du mien
De ta douceur et de ta fièvre
Je me nourrirai
Pour qu’à l’infini mes caresses
Puissent étourdir ton cœur.
13 mai 2007
A nos cheres lectrices, à nos chers lecteurs
Depuis plus d'un an que cet espace est ouvert, les occasions sont rares que je vous parle d'elle et, entre les lignes, un peu de moi aussi finalement. Les mots qui suivent sont conjugués à la troisième personne du singulier (elle), mais dans le courriel dont ils viennent je lui disais "tu", bien sûr. Le lecteur habile aura tôt fait de traduire à sa convenance (Je ne fais que passer : photo provisoire en attendant celle du vrai harnais "en situation"... Sourire... En passant, Je Vous aime mon Ange !) :
Son harnais sera caressant. Ferme et tendu tout autour d'elle comme une cage qui ferait corps avec sa prisonnière tout en la laissant libre d'Être.
Il sera le compagnon intime de son collier et elle voudra être... sublime, tout à la fois disponible et contrainte à l'abstinence partielle et temporaire.
Je vais pouvoir encore jouer d'elle comme d'une poupée vivante, parée de ce nouveau bijou à sa mesure. Elle est à moi, et j'entends qu'elle n'en doute pas un instant, surtout quand je suis près d'elle, surtout quand je suis loin d'elle, aussi.
Même si je sais son ardeur à vouloir me parcourir et me combler, mon plaisir le plus fort est celui de la guider, de la conduire, de l'entraîner aussi loin qu'il m'est possible pour qu'elle ne soit que plaisirs et jouissances. Qu'elle ne pense à rien d'autre que les tourments que je lui impose, à la fois inerte et vibrante, détendue et fébrile, abandonnée et choisie. Je trouverai mille moyens de la convaincre, je chercherai partout le secret de ses sens, et elle n'aura d'autre choix que de se soumettre à cette dictature. À moi d'avoir la vigilance d'attendre et d'attendre encore que son corps me supplie de le délivrer pour le prendre. Alors je la prendrai.
Avec elle, lorsque nous sommes ensemble, j'aime tout ce qui n'a rien de quotidien, car elle est exceptionnelle.
05 avril 2007
De mail en mains
Ma chère, ma douce, ma tendre et brûlante Margo.
Il y a des matins où tes mots, bus d'un seul trait sans reprendre mon souffle, frisent la correctionnelle pour "incitation à l'ivresse privée".
Ils sont limpides et forts comme une eau de vie distillée avec le talent amoureux que je te connais.
Et je tombe un peu plus chaque fois dans l'addiction Margotienne.
Mais je ne me soignerai pas.
J'aime cette jupe ni longue ni courte, j'aime ta langue aventureuse (et pas seulement pour tes mots), j'aime les frissons qui voyagent avec toi autant qu'ils te parcourent, j'aime ton corps qui me suggère de le saisir, le façonner, le prendre.
J'aime ce que tu me donnes, je le reçois au centuple.
Je t'adore Margo, ne dis rien, respires, ne dis rien surtout, tu n'entendrais pas mes mains qui te parlent, à fleur de peau.
Ton Ange qui t'aime
01 avril 2007
Premiers anniversaires
Un an ! Tous nos "un an" à célébrer : notre première rencontre sur le Net, notre premier rendez-vous en réel, la naissance de la Petite (enfin du blog) et sa première apparition publique… ! Déjà !
Comme il est doux de pouvoir se retourner et voir le chemin parcouru ! Que nous avons parcouru ensemble.
Il est bien loin le temps où je craignais que votre première venue chez moi ne me fasse l’effet d’une intrusion ! Aujourd’hui, non seulement nos rencontres prennent un rythme plus soutenu, mais dans la nouvelle maison, votre empreinte est partout. Avec l’aide substantielle de divers objets parsemés ici et là, de post-it écrits de votre main ou de la mienne indiquant votre passage, mais aussi en faisant appel à mes propres images intérieures. Suprême extase, depuis mardi où nous avons fêté notre rencontre virtuelle, j’arrive à Vous visualiser AUSSI dans le lit ! Curieuse coïncidence ! Yeux ouverts yeux fermés. De n'importe quel côté. Vous êtes là ! Aurais-je basculé de l'autre côté, celui des forces de l'Ange ? Un symptôme supplémentaire de ma "possession" ?
La Petite et moi sommes la mémoire de notre histoire, m'avez-Vous dit. C'est vrai et c'est merveilleux de pouvoir se pencher à nouveau sur les traces de celle-ci. Mon côté conservateur (fétichiste ? oui…) y trouve sa totale légitimité en me permettant de plonger avec délectation dans mes " Archives " ! Je redécouvre des petites phrases émesséniennes passées alors inaperçues ou presque et qui prennent tout leur sens, ou une autre saveur, à la lumière d'aujourd'hui.
De ces petites phrases souvent provocatrices d’apnée chez moi ! Suivies d’un "Respires" salvateur !
"Je suis en train de te choisir je crois." Ça cétait le 3 avril…
Nous nous étions promis, en cas de "feeling discordant" le jour de notre première rencontre, de ne pas nous conduire ni en "rustre borné", ni en "accro hystérique". Il n’y eut pas de discordance, au contraire. Vous m’aviez aussi rassurée d’un "Ne t'inquiète pas je suis pareil en vrai. Moins bavard qu'à l'écrit, comme toi ! Le rythme MSN me va très bien, j'ai le temps de réfléchir, de ressentir. En revanche, "en réel", seul le ressenti fonctionne, les mots n'arrivent plus, comme au téléphone d'ailleurs." Sourire...
Il y eut nos phrases définitives sur "l’écueil des sentiments"…
Mais aussi votre "Ça roule, c'est bien, je l'adore, ça me va", un peu plus tard…
Jusqu’à ce cadeau "Écris ce que tu as envie d’entendre, je l’enregistrerai pour toi".
Votre voix-caresse qui me fait frissonner, toujours, sur mes mots devenus vôtres, comme les mots de l’engagement que Vous aviez écrit pour moi étaient devenus miens. Merci de les dire si bien :
J’aime ton amour, celui que tu me donnes et celui que tu me fais.
J’aime lire à l’écran les mots doux que tu m’envoies.
J’aime lire sur ton corps les doux maux que je t’invente.
J’aime que le désir te morde, qu’il entre en toi par malicieuse effraction
ou par provocation canaille de ma part.
J’aime que tu ouvres et tendes ton corps à mes mains,
ma bouche, mes yeux, mon sexe.
J’aime que tu m’offres ta jouissance, celle des instants solitaires que j’imagine
autant que celle que nous partageons et que je goûte par tous mes sens.
J’aime que tu sois ma chose d’amour, heureusement dédiée à nos jeux,
merveilleusement accordée à mon désir,
délicieusement consacrée à mon plaisir et mon bonheur.
J’aime ça.
J'aime et je fête.
Je fête l'essentiel, je fête ta présence.
J’aime tout ça.
Je t’aime toi.
Je Vous appartiens mon Ange
et je Vous aime.
20 mars 2007
Histoires de liens

Quand je te lis
Je m'attache
Quand je te lie
Tu t'attaches
11 octobre 2006
Réveil
Je pensais à toi, déjà, avant d'être éveillé
Là, le coeur léger malgré les gouttes d'eau
les joues qui piquent un peu, pour toi, gardées
Et j'ai la chemise rouge, celle de la photo.
Le jour levé l'atteste, le jour c'est aujourd'hui
et les mains encore chaudes de toutes gammes tendres
j'ai hâte de ta peau, et l'écouter, et l'explorer aussi
et de t'entendre dire, prenez-moi, oui, sans attendre
21 juillet 2006
Les droits et devoirs de M. pendant les vacances de son Ange
Ton corps tout à moi 
Le soleil, l'eau salée, le vent vont agresser ta peau. Aussi je souhaite qu'en chaque occasion tu prennes le temps d'un soin corporel bienfaiteur. En insistant sur ta poitrine et particulièrement sur les pointes qui doivent développer leur aptitude à se dresser fermement pour devenir de belles et généreuses framboises.
Imagine bien que si j'en avais le loisir, je préférerais m'en charger, avec assiduité.
Décors
Tu rechercheras activement des "tatouages" autocollants qui peuvent avoir un rapport avec "Ange", "vol", "liens", "ailes"...
Lors de notre prochaine rencontre, il te faudra me présenter la preuve photographique de quatre applications différentes, aux emplacements suivants :
- dans la nuque
- entre les seins
- au bas du ventre
- dans le dos, à la naissance des fesses.
Écrits et chuchotements 
J'ai relu tout le blog, intégralement, avec un plaisir intense, et l'immense bonheur de t'y voir grandir. Continue ! C'est le bon cap, le bel horizon.
Conte moi aussi le "festin de M.", un story-board de quelques heures dont tu seras l'héroïne et en puisant, " à la carte", dans le menu de nos joies.
Une seule contrainte : chaque scène commence par une demande (requête, prière, invitation...) de ta part laquelle est "accordée" dès l'instant où elle est formulée, ou même chuchotée.
N & J
Elles ne doivent t'accompagner que dans tes moments de "loisirs" pour sortir avec des ami(e)s, cinéma, concerts, pour aller te baigner dans la mer... bref, toutes les occasions de se mouvoir pour t'émouvoir.
En revanche, elles ne peuvent pas te quitter sans que les sensations qu'elles éveillent ne se prolongent encore pour aboutir par un embrasement ou une explosion dédiée.
Le plug (je ne parle que du plus gros) 
Son accueil n'est pas des plus aisés, pourtant j'adore que tu le portes et je souhaite que tu l'embarques à ton bord au moins un jour sur deux.
Pour cela, après l'avoir préparé, place le debout sur une chaise à l'assise horizontale ou un tabouret bien plat de telle sorte qu'il tienne érigé seul. Mais il ne tiendra probablement pas aussi bien dès que tu t'approcheras de lui ; fixe-le avec une bande de toile adhésive.
À toi alors de le prendre en toi sans les mains !
Tu ne le garderas que quelques dizaines de minutes, disons pas plus d'une heure.
Le gode
Il est réservé à tes insomnies si elles se produisent après 3 heures du matin.
Si tel est le cas, prend-le en toi et gonfle-le à souhait avant d'adopter, dans ton lit, la position suivante : couchée sur le ventre, tes genoux glissent en avant pour que ta croupe s'offre, ouverte et tendue vers le haut. Les bras le long du corps, tes mains tiennent la télécommande et la poire. La position doit être confortable et reposante. J'aime que tu t'offres à moi ainsi, que tu me permettes de te prendre sans effort, aller et venir vivement pour jouir de toi sans attendre. Penses-y en activant la télécommande, au plus fort, tout de suite, pour que le plaisir qui en naîtra soit sauvage, intense et court. "Je suis encore éveillée, prenez-moi cher Ange ! vite, et je retrouverai le sommeil dans vos bras".
Je te souhaite de vivre tout ça avec bonheur dans la plénitude sensuelle de ton engagement.
13 juin 2006
Impatience

Si le désir de me plaire est primordial alors l'impatience est un capital qu'il faut faire fructifier.
Désormais, lorsque cette impatience s'exprimera, que le désir sera homme ni présent (donc, en mon absence), je veux que tu passes outre l'interdiction qui t'est faite de calmer toi-même cette ardeur.
Je ne dis pas que je l'autorise.
Je dis : fais-le quand même...
mais à trois conditions :
1 - trouver, à chaque fois, un lieu ou une situation différente pour me désobéir.
Tout est possible (en voiture, dans un bar, sur la plage, dans le jardin, dans un ascenseur...) pourvu que ce soit toujours un lieu différent, et tous les moyens sont bons.
2 - me le dire, après, mais aussitôt que c'est possible, par un petit message descriptif. J'ai une absolue confiance en toi et je sais qu'il n'y aura ni abus ni pénurie.
3 - garder à l'esprit que c'est quand même une faute et qu'il y aura une (des) sanction(s). Qu'il sera doux alors, comme ce le fut jeudi, d'avoir de nouvelles et bonnes raisons de tendrement te punir !
A toi maintenant de transformer cette impatience en charbons ardents pour qu'ils maintiennent, encore et toujours, l'eau frémissante.







